C’était jeudi 22, 3h15 du mat’. L’ascenseur s’arrête au troisième, porte qui grince. J’entends les mecs de Juliette sortir en riant à voix basse : Roger, Boris, Helmut, Ramon, Mustapha. Leurs pas lourds dans le couloir étroit de l’immeuble. Portes qui claquent doucement, pour pas réveiller le quartier. Moi, Anonyme, la voisine d’à côté, je rentre d’une soirée un peu arrosée. Clé qui tremble dans la serrure. Et là, la porte de Juliette s’ouvre encore. Roméo sort, cheveux en bataille, pantalon mal rentré. Nos regards se croisent direct. Électricité. Il sait qui je suis. La fille tranquille du 3B, celle qui sourit poliment en croisant l’ascenseur.
Le couloir est faiblement éclairé par la ampoule qui clignote. Odeur de tabac froid et de sexe qui flotte depuis chez Juliette. Gémissements étouffés qu’on entendait toute la nuit à travers les cloisons fines. J’ai tout capté : les cris, les matelas qui cognent, Eloïse qui gémit comme une folle. Roméo s’approche, souffle court. ‘T’as tout entendu ?’ chuchote-t-il, voix rauque. Je hoche la tête, lèvres pincées. Tension qui monte. Sa main effleure mon bras. Chair de poule. L’ascenseur redémarre en bas, ding ! Quelqu’un monte. On se plaque contre le mur, corps collés. Son érection contre ma cuisse. ‘Viens,’ je murmure, en tournant ma clé. Il franchit le seuil sans un mot. Palier conquis.
L’Approche : Tension électrique sur le palier
Mon appart est minuscule, identique au sien. Fenêtre donne sur la cour intérieure, lumières des fenêtres voisines. Bruits de la rue : klaxon lointain, chat qui miaule. On s’embrasse déjà dans l’entrée, vorace. Ses mains sous ma jupe, direct sur la culotte trempée. ‘T’es une salope curieuse,’ grogne-t-il à mon oreille. Je ris bas, mordille son cou. Odeur de Juliette sur lui, sperme et sueur. Ça m’excite plus. On titube jusqu’au salon. Rideaux tirés à moitié, vue sur l’immeuble d’en face. Une silhouette passe derrière une fenêtre, télé allumée.
Je le pousse sur le canapé râpé. Il sort sa queue, dure comme fer malgré la nuit. ‘Suce-moi vite, avant qu’elle se doute.’ Je m’agenouille, gorge profonde. Glouglou étouffés, salive qui coule. Il agrippe mes cheveux. ‘Putain, ta bouche… mieux qu’Eloïse.’ Bruits de l’immeuble : robinet qui goutte chez le vieux du 3A, toux rauque. On étouffe tout, chuchotements sales. ‘Baise-moi comme Juliette aime,’ je gémis en me relevant. Culotte arrachée, je m’empale sur lui. Cannibale. Fesses qui claquent softly contre ses cuisses.
L’Explosion : Baise crue et dialogues sales à voix basse
Sensations folles. Sa queue qui remplit, pulse. Je chevauche sauvage, seins qui ballotent. ‘T’es plus serrée qu’elle,’ halète-t-il, mains sur mes hanches. On inverse, il me plaque à quatre pattes. Pilonnage brutal, couilles qui tapent. ‘Chut !’ je souffle, oreille contre le mur mitoyen. Gémissements de Juliette encore audibles ? Non, silence maintenant. Fenêtre ouverte un peu, air frais sur la peau en feu. Vue sur le parking : bagnoles des mecs qui démarrent, phares qui balaient. Adrénaline max. Il me retourne, jambes sur ses épaules. ‘Je vais jouir dedans.’ ‘Vas-y, remplis-moi.’ Explosion. Il grogne dans mon cou, chaud qui gicle profond. Moi, je craque, spasmes violents, ongles dans son dos.
On reste collés, sueur poisseuse. Horloge : 3h30. ‘Faut que je file,’ murmure-t-il. Baiser rapide, il se rhabille. Moi, jambes tremblantes, jus qui coule sur les cuisses. Il sort en premier, vérifie le couloir. Silence. Je traverse deux mètres, clé dans 3B. Peau qui brûle encore, goût de lui en bouche. Portière qui claque en bas : l’ascenseur descend. Je ferme doucement, redeviens la voisine sage. Demain, sourire innocent en croisant Juliette. Mon secret palier, intact.