L’ascenseur grince. Étage 4. Il s’arrête pile devant ma porte. Cœur qui cogne. J’entends ses pas lourds dans le couloir. C’est lui. Le mari de Sophie. Celui qui rentre tard, excité par ses fantasmes inavoués. J’ouvre ma porte pour sortir la poubelle. Nos regards se croisent. Électrique. Il sourit, malicieux. ‘Salut, voisine.’ Sa voix basse, rauque. Je sens déjà la chaleur monter. Le couloir est vide. Bruits d’enfants chez les Dubois au 5. Porte de Sophie close, lumière tamisée. Il s’approche. Trop près. Son souffle sur ma nuque. ‘Sophie dort.’ Murmure. Main qui effleure mon bras. Tension insoutenable. Je recule dans mon entrée, laissant la porte entrouverte. Il franchit le seuil. Sans un mot. Clac. Porte fermée. Palier conquis.
Ses lèvres sur les miennes. Féroces. Mains qui arrachent mon tee-shirt. Seins libérés. Il grogne. ‘Putain, t’es bonne.’ Je gémis, étouffé. Doigts qui fouillent ma culotte déjà trempée. Je mords son épaule pour ne pas crier. Couloir trop proche. Sophie pourrait entendre. Il me plaque contre le mur de l’entrée. Pantalon qui tombe. Sa queue dure, raide contre mon ventre. ‘À genoux.’ Ordre sec. J’obéis. Goulée avide. Sa main dans mes cheveux. Il me baise la bouche. Profond. Salive qui coule. Bruit de succion étouffé. Ascenseur qui redémarre en bas. Panique. Plaisir.
L’Approche sur le Palier
Il me relève. Me retourne. Cul cambré. Culotte arrachée. Doigts en moi. Trois. Brutaux. ‘T’es une chienne en chaleur.’ Voix basse, hachée. ‘Baise-moi fort.’ Je chuchote, suppliante. Il s’enfonce d’un coup. Queue épaisse qui me remplit. Cris mordus dans mon poing. Claques de peau contre peau. Ralenties pour masquer le bruit. Fenêtre ouverte sur la cour. Voix des gamins en bas. Risque total. Il accélère. ‘Prends tout, salope.’ Je pousse en arrière. Giclées de mouille sur ses cuisses. Orgasme qui monte. Ses mains sur mes hanches. Me pilonne. Sauvage. ‘Jouis pour moi.’ Je craque. Secousses. Étouffées. Il continue. Inlassable. Contrairement à chez lui. Sperme chaud qui gicle dedans. Retrait lent. Tremblements.
Il se rhabille vite. Regard complice. ‘À la prochaine, Anonyme.’ Porte s’ouvre. Couloir sombre. Bruits de pas légers. Il tape code ascenseur. Ding. Disparu. Je ferme. Jambes flageolantes. Miroir : cheveux en bataille, lèvres gonflées, peau luisante. Odeur de sexe. Douche rapide. Peau qui brûle encore. Cul sensible. Je passe peignoir. Regard par fenêtre. Sa silhouette dans la cour. Vers chez Sophie. Lumière s’allume chez eux. Innocence feinte. Moi, la voisine tranquille. Café en main demain. Sourire poli au palier. Secret enfoui. Frisson éternel. Adrénaline pure. Prochaine rencontre ? Bientôt. Toujours trop proche.