Le crépuscule tombe sur le terrain vague de Perth. Nos vans garés bord à bord, comme des apparts dans un vieil immeuble. Le mien à droite, le sien à gauche. Deux mètres de sentier poussiéreux, notre palier commun. J’entends ses outils cliqueter. Le Frenchy répare son Combi depuis trois jours. Les voisins du van d’à côté rient fort au barbecue, l’odeur de kangourou grillé flotte. Un camion klaxonne au loin sur la Great Eastern Highway. Je sors pieds nus, mini-short en jean effrangé qui remonte sur mes fesses, débardeur blanc taché qui moule mes tétons durs. J’ai lavé mes cheveux à la station-service, ils sentent le shampoing bon marché.
Je le croise au milieu du chemin. Il est torse nu, buriné par le soleil sud-africain, barbe brune, cheveux longs. Sueur qui perle sur ses pecs. Nos regards se plantent. Tension électrique. ‘Hey Frenchy, ça avance ton bolide ?’ Ma voix rauque, un peu essoufflée. Il essuie ses mains sur un chiffon crasseux. ‘Ouais, presque prêt pour Darwin.’ Son accent français me chatouille la chatte. Un voisin passe derrière nous, porte qui claque sur son van. Bruit de bières qui s’entrechoquent. Le cœur bat fort. Je m’approche, frôle son bras. Odeur de mâle, d’huile et de terre ocre. ‘T’as besoin d’une bière ?’ Il hoche la tête, yeux sur ma raie qui dépasse du short. L’adrénaline monte. Les rires des voisins couvrent nos souffles. Je tends la main vers sa portière ouverte. Seuil franchi. J’entre la première.
L’Approche
À peine la porte coulissante refermée, explosion. Il me plaque contre la carrosserie chaude. Bouche sur la mienne, langue invasive, goût de sel et de bière. ‘Putain, t’es chaude depuis le premier jour.’ Voix basse, murmure rauque contre mon oreille. Mes mains sur sa braguette, zip qui descend. Sa bite jaillit, épaisse, veinée, tête luisante. Je la serre, pompage lent. Il grogne, main dans mon short, doigts qui écartent mes lèvres trempées. ‘T’es une fontaine, salope de voisine.’ Je gémis étouffé, mordant ma lèvre. Peur que les voisins entendent. Dehors, un type tousse, pas à plus de cinq mètres. Il me soulève, jambes autour de sa taille. Chatte grande ouverte sur sa queue. Poussée brutale, jusqu’aux couilles. ‘Oh fuck, Frenchy, déchire-moi.’ Coups de reins sauvages, van qui tangue légèrement. Claques sur mes fesses, bruits mats contre le métal. Je mords son épaule pour ne pas hurler. Sa main sur ma gorge, légère pression. Sensations folles : chaleur de sa peau, sueur qui coule entre nos corps, frottements intenses dans ma fente gonflée. Il alterne, me pose en levrette sur la couchette. Vue par la petite fenêtre : lumières des bbq voisins, silhouettes qui bougent. Un rire fuse. ‘Chut, ils vont nous capter.’ Il accélère, bite qui pistonnes, couilles qui tapent mon clito. Orgasme qui monte, vague brûlante. Je jouis en tremblant, jus qui gicle sur ses cuisses. Il explose dedans, sperme chaud qui remplit. On s’effondre, haletants.
Retour à la réalité. Je me rhabille vite, short humide collé à ma peau. Chatte qui palpite encore, sperme qui coule le long de ma cuisse. Il m’embrasse vite. ‘Bonne nuit, Aussie.’ Je sors, traverse le sentier-palier. Pieds dans la poussière chaude. Portière de mon van qui grince. Dedans, je m’assois sur la couchette, jambes écartées. Odeur de sexe imprègne l’air. Dehors, voisins qui discutent, bières qui pétillent. Personne ne soupçonne. Je suis juste Nancy, la fille paumée du van d’à côté. Peau qui brûle, cœur qui cogne. Demain, on repars. Mais ce frisson du palier, cette baise à deux mètres de tous… addictif.