Le palier est glacial ce soir-là. Minuit passé. J’ai fini ma danse privée dans mon studio, les billes encore nichées en moi, chaudes de mes contractions. Le couloir sent le tabac froid du voisin d’en face. Soudain, la porte d’à côté grince. C’est lui. Le journaliste. Celui du café après le club. Depuis notre rencontre, il squatte mes nuits en fantasmes. Nos yeux se verrouillent. Son regard descend sur mon peignoir trop court, mes jambes fuselées encore luisantes de sueur. ‘Amelia…’, murmure-t-il, voix rauque. Je sens mon ventre se contracter. L’ascenseur bourdonne au loin, s’arrête un étage plus bas. Bruits de pas lourds dans l’escalier. Tension électrique. Je m’approche, poitrines presque collées. ‘Entre vite’, je souffle, poussant sa porte. Non, attends. Chez lui. Risque maximum. À quelques mètres de chez moi, de la concierge endormie en bas. Il m’attrape la taille, m’attire dans l’ombre de son appart exigu. La porte claque doucement. Son souffle sur ma nuque. ‘J’ai rêvé de toi toute la journée.’ Mes lèvres frôlent les siennes. On franchit le seuil. Le frisson me mouille déjà.
À peine la porte fermée, c’est l’explosion. Il me plaque contre le mur, mains sous le peignoir. Mes seins jaillissent, tétons durs comme des billes. ‘Putain, tes nichons parfaits’, grogne-t-il à voix basse. Je gémis étouffé, mordant ma lèvre. L’ascenseur redémarre, vrombit juste derrière la cloison fine. On s’immobilise une seconde, cœurs cognant. Puis il déchire mon peignoir. Nue, je m’ouvre pour lui. Ses doigts fouillent ma chatte rasée, sentent les billes bouger au fond. ‘C’est quoi ça ?’ ‘Mon secret indien’, je halète. ‘Elles simulent ta bite.’ Il rit sale, sort sa queue raide, épaisse. Je la saisis, la branle vite. ‘Baise-moi fort, mais chut.’ On tombe sur son lit défait, vue sur la cour sombre. Fenêtre entrouverte, brise froide sur ma peau blanche. Il me pénètre d’un coup sec. Je mords l’oreiller. Ses coups de reins claquent, étouffés par les draps. Mes muscles vaginaux se contractent, serrent sa verge comme un étau. Les billes roulent, amplifient tout. Plaisir viscéral. ‘T’es une salope de voisine’, murmure-t-il, me pilonnant. ‘Oui, et toi mon fantasme du couloir.’ Je cambre, ventre ondulant comme à la danse. Sueur partout, cuisses glissantes. Un voisin tousse deux portes plus loin. On ralentit, puis accélère. Sauvage. Il me retourne à quatre pattes, fesses hautes. Sa main sur ma bouche. ‘Jouis pour moi, Amelia.’ Mon clito palpite, vulve gonflée. Orgasme monte, brasier. Je jouis en silence, spasmes violents, billes qui vibrent. Il explose en moi, chaud, abondant. Corps tremblants collés.
L’Approche
On reste lovés dix minutes, souffles courts. L’ascenseur s’arrête encore, portes qui s’ouvrent vide. Panique légère. ‘Faut que j’y aille.’ Je me rhabille vite, peignoir froissé, chatte endolorie, sperme coulant sur mes cuisses. Il m’embrasse vorace. ‘Demain, même heure ?’ Sourire complice. J’entrouvre la porte. Couloir désert. Bruits de vaisselle chez la concierge. Je traverse pieds nus, cinq mètres qui paraissent des kilomètres. Ma peau brûle encore, tétons frottant le tissu. J’entre chez moi, referme sans un bruit. Miroir du studio : cheveux en bataille, yeux brillants, rougeurs aux hanches. Amélie redevient la fille sage pour sa mère demain. Mais Amelia, la voisine secrète, savoure le jus de son voisin qui goutte encore. Le frisson du quartier. Inégalable.