C’était dans la cour, sous le vieux panneau de basket rouillé. L’endroit habituel des embrouilles du quartier. J’étais là, Anonyme, la voisine discrète de l’étage 3, à fumer une clope en matant les mecs se défouler. Tranquille en apparence, mais mon cœur battait déjà fort. Régis venait de se fritter avec Nono. J’avais tout entendu depuis ma fenêtre ouverte : les cris sur Sabrina, les menaces de péter les dents, les couilles, le cul. ‘Je vais t’péter les dents rapport à Sabrina !’ que braillait Nono. Régis niait, jurait sur la tête de sa mère. Frères d’armes, tapes dans le dos. Et Kevin qui rappliquait, l’abruti, à foutre le bordel.
Régis s’est éloigné, mine sombre, sueur au front. Nos regards se croisent. Lui, mon secret. Le mec d’à côté, littéralement. Deux portes nous séparent. La tension monte d’un coup. Il s’approche, souffle court. ‘Anonyme… Faut qu’on parle.’ Sa voix rauque, basse. Les voisins klaxonnent en bas, un chien aboie. Je sens mon entrejambe qui palpite déjà. ‘Monte,’ que je murmure. Pas chez moi. Chez lui. Risqué, mais c’est ça le kif. On traverse la cour, on pousse la porte de l’immeuble. L’ascenseur grince, s’arrête au 2e. Bruits de pas dans l’escalier. Quelqu’un monte. On se plaque contre le mur du palier, corps collés. Sa bite durcit contre ma cuisse. ‘Chut,’ je souffle. Odeur de pisse et de peinture fraîche. Le type passe sans nous voir. On rit nerveux.
L’Approche dans la Cour sous le Panneau
Porte claquée chez lui. Noir, rideaux tirés. Vue sur la cour par la fenêtre entrebâillée : Nono encore là-bas, qui gueule sur Kevin. ‘Putain, Régis, Sabrina… Mais toi, Anonyme, t’es à moi ce soir.’ Il me plaque au mur, mains sous ma jupe. Pas de culotte, exprès. Doigts qui fouillent ma chatte trempée. ‘T’es déjà prête, salope.’ Je gémis bas, étouffe dans son cou. Bruits du quartier : télé des voisins, enfant qui pleure au-dessus. Son appart sent le hasch et le mec seul. Il me soulève, jambes autour de sa taille. Bite sortie, grosse, veinée. ‘Vas-y, défonce-moi.’ Il m’empale d’un coup sec. Coups de reins violents, claques de peau. ‘T’aimes ça, hein, à deux mètres de chez toi ?’ ‘Oui, putain, plus fort.’ Dialogues sales, chuchotés. ‘Ta chatte serre comme une pute. Nono sait pas ce qu’il rate.’ Je mords son épaule pour pas hurler. Oreiller plaqué sur ma bouche. Il me retourne, me penche sur le lit. Vue par la fenêtre : la cour, le panier. Kevin passe en bas, rigole. Adrénaline max. Il tape mon cul, rougeur immédiate. ‘J’vais t’péter le cul après.’ Doigts dans mon trou, lubrifiés par ma mouille. Puis sa queue qui force. Brûlure, plaisir. ‘Chut, les voisins !’ Gémissements étouffés, sueur qui dégouline. Il jouit profond, grogne bas. Moi, je tremble, orgasme qui secoue tout.
On halète, collés. Dix minutes chrono. Il sort, sperme qui coule sur mes cuisses. ‘File, avant qu’on nous grille.’ Je remets ma jupe, cheveux en vrac. Porte ouverte sur le palier désert. Bruit d’ascenseur qui descend. Je traverse le couloir, deux mètres pieds nus. Clé dans ma serrure. Chez moi, lumière tamisée. Miroir : peau rougie, lèvres gonflées, yeux brillants. Je m’affale sur le canap’, chatte qui palpite encore. En face, chez Régis, lumière qui s’éteint. Nono rentre, porte qui claque. Je souris. Demain, saluts polis dans l’ascenseur. La voisine tranquille. Mais la nuit, le frisson reprend. Quelle salope je fais. Pour son cul, ça la regarde. Sabrina ? Moi, c’est mon secret avec Régis. À quelques pas.