La porte de mon appartement claque doucement derrière moi. Vingt-deux heures trente. Le palier est plongé dans une pénombre jaunâtre, la ampoule qui grésille au-dessus de l’ascenseur. J’ai le cœur qui cogne déjà. Je sais qu’il est là, porte d’en face, le 3e étage. Marc. Ce grand brun au regard qui glisse sur mes seins quand on se croise. Personne ne soupçonne rien. Pour les autres, je suis Anonyme, la fille tranquille qui rentre du boulot, sourit poliment.
Ses pas dans le couloir. Lents, traînants. Il sort fumer une clope, comme d’hab. Nos regards se croisent. Électrique. ‘Salut’, murmure-t-il, voix rauque. Je m’approche, prétexte la machine à laver en panne. Mensonge bidon. L’ascenseur s’annonce au loin, ding distant. Panique. ‘Entre’, souffle-t-il en ouvrant sa porte à moitié. J’hésite une seconde. Bruit de voisins au 4e, télé qui hurle un match de foot. Le seuil franchi. Porte refermée. Clic du verrou. Tension max.
L’Approche sur le Palier
Ses mains sur mes hanches direct. Chaleur de sa peau sous le tee-shirt fin. Odeur de sueur et de lessive. ‘T’es venue’, grogne-t-il, lèvres contre mon oreille. Je hoche la tête, muette. Le frisson du risque me mouille déjà. À dix mètres de chez moi. Si quelqu’un frappe ? On s’en fout. Sa bouche sur la mienne, langue invasive. Goût de bière. Je gémis bas, poings dans ses cheveux.
Il me plaque au mur du couloir étroit. Appart minuscule, bordel organisé. Vêtements qui volent. Mon jean arraché, culotte qui descend sur mes chevilles. ‘Putain, t’es trempée’, ricane-t-il en glissant deux doigts dans ma chatte. Glouglou humide. Je mords ma lèvre pour pas crier. Bruits dehors : clé dans une serrure au rez-de-chaussée, rires d’un couple. Son index sur mon clito, rond vif. Jambes qui flageolent.
Contre le mur froid, il sort sa bite. Dure, veinée, prépuce qui coulisse. ‘À genoux’, ordonne-t-il tout bas. Je obéis. Bouche ouverte, je l’avale. Sel de sa peau, pulsations contre ma langue. Il grogne, main sur ma nuque. ‘Suce fort, salope de voisine.’ J’accélère, salive qui dégouline. Risque total : vue par la fenêtre du salon, rideaux tirés à moitié, lumières de l’immeuble d’en face.
L’Explosion et la Disparition
Il me relève, me retourne. Face au mur. Fesses offertes. Spit sur ma raie, doigt qui force mon cul. ‘Pas ça ce soir’, je chuchote paniquée. ‘Si’, répond-il, bite qui pousse. Lent. Étirement brûlant. J’étouffe un cri dans mon bras. Il commence à pomper, coups de reins sourds. Chatte qui palpite vide. Sa main devant, frotte mon bouton. ‘T’aimes te faire enculer à deux pas de chez toi ?’ ‘Oui… oh putain oui.’ Voix basse, sales. Plafond qui craque, voisin du dessus qui marche.
Vague monte. Corps en feu. Sa queue enfle, coups plus violents. Je jouis la première, spasmes violents, jus qui coule sur mes cuisses. Il suit, grogne dans mon cou, sperme chaud qui gicle au fond. On reste collés, haletants. Sueur partout. Odeur de sexe brute, animale.
Il se retire. Filet blanc sur ma peau. Je me rhabille vite, jambes en coton. ‘À la prochaine, voisine.’ Sourire complice. Porte ouverte. Couloir vide. J’attends le ding de l’ascenseur pour traverser. Trois mètres qui paraissent un km. Peau qui brûle encore, cul endolori, culotte mouillée collée. J’entre chez moi. Verrou. Miroir : joues rouges, lèvres gonflées. La sage Anonyme est de retour. Mais dedans, le feu couve. Demain, peut-être un nouveau croisement.