Le parking est sombre, éclairé par un seul lampadaire qui bourdonne. J’entends le moteur de sa voiture caler près des garages. Mon cœur cogne déjà. C’est lui, mon voisin du troisième, celui d’à côté. Vianney. Personne ne sait. Je suis Anonyme, la fille tranquille qui dit bonjour poliment. Je descends les marches en silence, mes baskets étouffent mes pas. L’air froid de février pique mes joues. Il sort, claque la portière. Nos yeux se croisent sous la lumière jaunâtre. ‘Salut’, murmure-t-il, voix rauque. Tension immédiate. On sait ce qui va suivre. L’ascenseur grince au loin, quelqu’un monte. On se planque derrière un pilier. Son souffle chaud sur mon cou. ‘Viens’, dit-il, main sur ma taille. On grimpe l’escalier à pied, pour le frisson. Ses lèvres effleurent mon oreille à chaque marche. Bruits de l’immeuble : un robinet qui goutte, des pas au deuxième. Au palier du troisième, il me plaque contre sa porte. Clé qui tremble dans la serrure. Clic. On franchit le seuil. Rideaux tirés, mais vue sur la cour par la fenêtre entrouverte. Vent léger qui fait claquer un volet lointain.
La porte claque doucement. Ses mains partout. ‘T’es à moi ce soir’, chuchote-t-il, lèvres sur mon cou. Je gémis bas, étouffé. On tombe sur le lit, matelas qui grince faiblement. Corps pressés. Sa bouche descend, léchouille mes seins. Tétons durs comme cailloux. ‘Doucement, les voisins entendent’, je souffle. Il rit sourd. ‘Justement.’ Chemise arrachée, pantalon qui glisse. Sa queue raide contre ma cuisse. Mouillée déjà, je l’attire. Il entre lent, profond. ‘Putain, t’es bonne’, grogne-t-il à voix basse. Hanches qui claquent soft, rythme fiévreux. Je mords son épaule pour ne pas crier. Odeur de sueur, de nous. Fenêtre ouverte : rires d’en bas, voiture qui démarre. Adrénaline décuple tout. Ses doigts sur mon clito, cercles experts. ‘Jouis pour moi, chérie.’ Vague monte, corps tremble. Je jouis en silence, yeux révulsés. Lui accélère, souffle court. ‘Je viens.’ Chaleur en moi. On reste collés, haletants. Bruits du couloir : clé qui tourne chez Charlène, la voisine. Elle rentre, innocente. Nous, en sueur, complices.
L’Approche au Pied de l’Immeuble
Il se retire, sperme qui coule. Baiser tendre. ‘Faut que j’y aille.’ Je me rhabille vite, peau qui brûle encore. Culotte humide, tétons sensibles sous le pull. Il m’embrasse une dernière fois au palier. Porte refermée. Je traverse le couloir, trois mètres. Pas un bruit. Mon appart s’ouvre. Dedans, lumière tamisée, chat qui miaule. Je redeviens Anonyme. Femme sage, rideaux tirés. Mais entre mes cuisses, le feu persiste. Souvenirs : son goût, son odeur. Demain, on se croisera à la boîte aux lettres. Bonjour poli. Secret intact. Frisson du quartier, proximité mortelle. J’adore.