Le couloir de l’immeuble sent le vieux papier peint et la bouffe du voisin du dessous. Minuit passé. J’entends l’ascenseur qui s’arrête au troisième, portes qui grincent. C’est lui, Heinrich, le Suédois du 4B, juste en face. Mes pas feutrés sur le lino usé. Mon cœur cogne. Je frappe doucement à sa porte, trois coups secs. Il ouvre vite, torse nu, regard animal. ‘Anonyme… T’es venue.’ Sa voix basse, rauque. Je glisse à l’intérieur sans un mot. Le palier est vide, mais on sait jamais : Mme Duval du 4A pourrait sortir son chien. Tension électrique. Nos corps se frôlent déjà dans l’entrée étroite. Sa main sur ma nuque. Je porte ma jupe courte, celle qui remonte facile, chemisier entrouvert. Pas de soutif. Mes seins lourds pointent sous le tissu fin. Il ferme la porte. Clic. On est seuls. Mais le mur mitoyen vibre : la télé du 4C. Faut faire gaffe.
Il me plaque contre le mur du salon minuscule. Sa bouche sur la mienne, dure, possessive. ‘T’es trempée déjà ?’ chuchote-t-il. Je hoche la tête, gémis bas. Ses doigts remontent ma jupe, direct sur ma culotte absente. Chatte mouillée, lèvres gonflées. Il écarte, plonge deux doigts. Je mords ma lèvre pour pas crier. L’ascenseur redémarre en bas, grincements qui montent. On s’immobilise. Risque de croiser quelqu’un au palier. Adrénaline pure. Il rit doucement. ‘Salope du quartier.’ Je le pousse vers la table basse. Jambes écartées, je m’assois. Jupe roulée sur le ventre. ‘Bouffe-moi.’ Il s’agenouille. Langue vorace sur ma fente. Cyprine qui coule sur son menton. Je mords mon poing. Bruits dehors : pas lourds dans l’escalier. Voisins qui rentrent. Ses mains pétrissent mes seins, pincent les tétons durs. Douleur-plaisir. Je tortille du cul. ‘Le trou aussi.’ Il obéit. Langue sur mon anus. Pouces qui écartent. Je pousse, m’empale sur sa bouche. Vue par la fenêtre : lumières des apparts d’en face. Quelqu’un bouge une tenture. Faut étouffer tout.
L’Approche : Tension au Palier
Il se redresse. Bite raide, veinée. Je la lubrifie de ma bouche, gorge profonde. Il gémit bas. ‘Putain, Anonyme…’ Puis il me retourne. Fesses au bord de la table. Pouce dans la chatte, doigt dans le cul. Va-et-vient glissants. Je halète. ‘Baise-moi le cul. Maintenant.’ Il crache sur son gland. Pousse fort. Œillet qui s’ouvre. Jusqu’aux couilles. Claques sourdes de ses bourses contre moi. Table qui grince. On alterne : vagin, cul, vagin. ‘Un pour ta chatte, un pour ton trou.’ Dialogues sales, murmures hachés. ‘Défonce-moi… Plus fort…’ Orgasme monte. Ses ongles dans mes seins. Je jouis en tremblant, anus qui clignote autour de sa queue. Il explose dedans, jets chauds. Foutre qui déborde. On reste collés, sueur poisseuse. Bruits du couloir : clé qui tourne chez les voisins. Panique muette.
Il se retire. Foutre coule sur mes cuisses. Je récupère mouchoirs dans sa cuisine. Nettoyage rapide. J’ajuste jupe, chemisier. Bisou sec sur sa bouche. ‘À la prochaine, voisin.’ J’ouvre la porte. Couloir désert. Trois mètres jusqu’à chez moi. Pas feutrés. Peau qui brûle encore, cul douloureux, chatte palpitante. J’entre, verrouille. Lumière tamisée. Dehors, l’ascenseur bourdonne. Je suis redevenue Anonyme, la voisine tranquille. Personne ne sait. Mon secret du palier.