Je rentre de la piscine Montgallet, sac dégoulinant d’eau chlorée. Il est 17h15. L’ascenseur tousse au 4e étage de notre immeuble rue Mouffetard. Portes s’ouvrent. Cora est là, en short moulant vert pomme, cheveux courts encore humides. Notre regard se croise. Électrique. ‘Salut voisine’, souffle-t-elle, voix rauque. Le palier est vide. Mais derrière la porte 4B, les voisins braillent leur télé-réalité. Tension monte d’un coup. Nos souvenirs de l’eau, du vestiaire étouffant, de nos doigts secrets, tout remonte.
On reste plantées. Mes cuisses frottent encore de notre dernier jeu sous l’eau. Elle sourit, coquin. ‘Entre vite, un verre ?’ Mon cœur cogne. Nico est pas rentré. Seb non plus. Je hoche la tête. Elle déverrouille sa porte d’un geste fébrile. Clé gratte. On glisse dedans. Odeur de son appart : mélange sueur piscine, parfum fruité, et ce truc moite qui m’excite déjà. Fenêtre donne sur la cour intérieure. Rideaux tirés à moitié. En bas, des gamins crient.
L’Approche au Palier
Porte refermée. Elle me plaque contre le mur du couloir étroit. Bouche sur la mienne. Langues s’emmêlent, salives chaudes. ‘Chut’, murmure-t-elle. ‘Les murs sont fins.’ Sa main glisse sous mon t-shirt trempé. Pointe mes seins. Je gémis bas, étouffé. L’ascenseur grince deux étages plus bas. On se fige. Il s’arrête pas. Soupir de soulagement. Tension décuple le désir.
Elle m’entraîne au salon. Sol carrelé froid sous nos pieds nus. On s’agenouille face à face. Déballe nos maillots encore chauds. Son deux-pièces vert pomme tombe. Seins parfaits, tétons durs. Je les happe. Elle arque le dos. ‘Putain, ta langue…’ Voix basse, hachée. Mes doigts descendent. Culotte noire trempée. Je l’arrache. Odeur musquée, comme à la piscine. Chatte rasée, lèvres gonflées. Je plonge. Langue dedans. Goût salé, intime. Elle plaque ma tête. ‘Plus profond, salope.’ Gémissements étouffés dans un coussin.
L’Explosion et la Disparition
Ses cuisses tremblent sur mes épaules. Je suce son clito, dur comme un bouton. Deux doigts dedans. Elle contracte. ‘Vas-y, baise-moi.’ Mouille abondante ruisselle sur mes mains. Bruits de succion obscènes, on étouffe avec nos paumes. En bas, porte claque dans la cour. Voix d’une voisine : ‘Y’a quelqu’un ?’ On rit nerveux, mais on continue. Sauvage. Elle me renverse. À mon tour. Visage entre mes jambes. ‘T’es trempée, ma belle.’ Langue experte. Pénètre fort. Point G touché. Je mords mon poing pour pas hurler. Orgasme monte. Vague. Elle accélère. ‘Jouis pour moi.’ J’explose, spasmes violents. Corps secoué. Elle boit tout.
Elle jouit après. Sur mes doigts. Flot chaud. On s’effondre, haletantes. Peaux collantes de sueur, jus. Dix minutes chrono. On se rhabille vite. Culottes humides remises. Elle m’embrasse. ‘Jeudi prochain, piscine ?’ Sourire complice. Je sors. Couloir sombre. Pas un bruit. Ascenseur arrive pile poil. Voisin du 3e monte. ‘Bonsoir madame.’ Sourire poli. ‘Bonsoir.’ Intérieur en feu. Chatte qui palpite encore. Nico va rentrer. Je franchis ma porte. Odeur de sexe sur moi. Eau froide sur le visage. Voisine anonyme. Personne ne sait. Frisson ultime.