Il est tard, lundi soir. L’immeuble est calme, juste le tic-tac lointain d’une horloge chez les Dupont du 3e. Je sors mes poubelles, porte entrouverte. L’ascenseur s’arrête au 2e avec un ding sourd. Portes qui grincent. François apparaît, peignoir lâche, regard fiévreux. Son voisin de palier, marié à cette Laura si sage en apparence. On se croise souvent, ces échanges muets, ces sourires complices. Ce soir, la tension craque. Il s’approche, souffle court. ‘Anonyme… t’es encore debout ?’ Sa main effleure mon bras. Le couloir sent le dîner refroidi. Une porte claque au rez-de-chaussée. On se plaque contre le mur, près de sa porte. Son peignoir s’entrouvre. Sa queue dressée surgit, gland luisant. Je cligne des yeux, cœur qui cogne. ‘Laura dort déjà’, murmure-t-il. Je sais. J’ai entendu ses pas tout à l’heure. Le frisson me noue le ventre. Ma main glisse, l’empoigne. Chaude, veinée. Il pousse sa porte, m’attire dedans. Seuil franchi. Rideau tiré sur le palier désert.
À peine la porte close, explosion. Il me plaque au mur du couloir, près de la chambre où Laura ronfle doucement. ‘Suce-moi, vite.’ Voix basse, rauque. Je m’agenouille sur le carrelage froid. Sa bête face à mon nez. Je l’enveloppe de lèvres, chaude, humide. Langue qui lèche le frein tendu, couilles gonflées que je malaxe. Il grogne, étouffé. ‘Putain, ta bouche… meilleure que la sienne ce soir.’ Je pompe fort, salive qui coule. Bruits de succion avalés dans ma gorge. Sa main dans mes cheveux, guide le rythme. ‘Attention, j’arrive…’ Jet chaud sur ma langue. J’avale, gourmande. Il bande encore. Me soulève la jupe, culotte arrachée. ‘Écarte.’ Je cambre, doigts dans ma fente. Il frotte son gland sur mon trou, sillon humide. ‘Pas la sodo, hein ? Juste frotter.’ Mais il pousse. Lent. Intense. Plein. Je mords mon poing pour ne pas crier. Couloir étroit, vue par la fenêtre sur la rue vide. Phares d’une voiture qui passe, ombre fugace. Il pilonne, sauvage. ‘T’es ma salope de palier.’ Dialogues sales, chuchotés. ‘Remplis-moi, François.’ Sensations viscérales : sa queue qui pulse, mes parois qui serrent, sueur qui perle. On jouit ensemble, spasmes étouffés. Sperme qui gicle dedans, déborde sur cuisses. Bruits de voisins : robinet qui coule au-dessus. Risque pur.
L’Approche Fatale au Palier
Il se retire, pantelant. Je me rhabille vite, culotte en boule dans la poche. ‘Va, avant qu’elle se réveille.’ Porte qui s’ouvre sur le palier noir. Je traverse, jambes tremblantes, peau brûlante de sperme séché. Ma porte claque doux. Dedans, lumière tamisée. Miroir : joues rougies, lèvres gonflées. Je m’effondre sur le lit, odeur de lui sur moi. Dehors, ascenseur qui redémarre. François rentre chez lui, Laura oblivious. Moi, Anonyme, voisine tranquille. Demain, bonjour poli au courrier. Mon secret pulse encore entre mes cuisses.