Je pousse la lourde porte en verre de l’immeuble. L’air printanier caresse ma peau, robe légère qui vole sur mes cuisses. Fin de journée, épuisée mais excitée. Le parvis descend en marches, écho de mes pas. Soleil couchant, ombres longues. Je remonte déjà, ascenseur coincé au rez-de-chaussée. Ding. Portes s’ouvrent avec grincement habituel. Dedans, Maxime. Mon voisin du 3B. Sacoche à l’épaule, chemise ouverte sur torse hâlé. Nos yeux se verrouillent. Sourire en coin. ‘Salut, Anonyme.’ Voix grave, basse. Le surnom qu’il m’a donné, depuis nos premiers échanges de regards dans le couloir.
Tension monte direct. Ascenseur redémarre, cahot sur cahot. Son parfum envahit l’habitacle étroit. Épaules qui se frôlent. Je sens mon cœur cogner, bas-ventre qui tire. Étage 1, portes s’ouvrent : Mme Dupont sort son cabas, nous ignore. Recloses. Silence lourd. Sa main effleure ma hanche. ‘T’es prête ?’ Murmure chaud contre oreille. J’acquiesce, muette. Étage 2, bruit de porte qui claque chez les Garcia. Ascenseur tremble. Arrêt au 3. Portes s’écartent sur palier sombre, ampoule qui buzz. Couloir vide, odeur de cuisine du dessous.
L’Approche
Il sort, me tire par la main. Devant sa porte, 3B. Clé tourne, clic discret. Un pas, et je suis dedans. Seuil franchi. Odeur de lui partout : sueur, café, homme. Porte refermée, verrou tourné. Plus de retour en arrière. Sa bouche fond sur la mienne. Langue invasive. Mains agrippent fesses, me plaquent contre mur froid du hall d’entrée.
Sa bite durcit contre mon ventre. Robe relevée d’un coup sec. Cul nu, air frais sur chatte déjà humide. ‘Putain, t’es trempée.’ Souffle rauque. Doigts glissent entre cuisses, écartent lèvres. Je gémis, étouffé contre son épaule. Vue par fenêtre du couloir : cour intérieure, lumières allumées chez voisins d’en face. Bruits : télé qui hurle au 3C, pas dans escalier.
L’Explosion
Il me porte jusqu’au salon. Sol carrelé froid sous pieds nus. Chaise poussée, je m’y assieds, jambes écartées. Il baisse pantalon, queue raide jaillit. Grosse, veinée. ‘Suce-moi.’ Ordre bas. Je m’exécute, bouche avide. Goût salé, précum sur langue. Il grogne, main dans cheveux. Tire pour me relever. Me retourne, face à fenêtre. ‘Regarde-les, ils savent pas.’ Bite pousse contre entrée. Lent, puis coup de reins brutal. Je mords lèvre pour pas crier. Plaisir vif, comme déchirure.
Mur cogne à chaque va-et-vient. Bruit sourd, étouffé par tapis. Sa main sur bouche. ‘Chut, la voisine du dessous.’ Chatte palpite autour de lui, jus coule sur cuisses. Il accélère, animal. ‘Ta chatte me serre comme une pute.’ Mots sales, chuchotés. Seins libérés, pincés dur. Orgasme monte, vague. Je tremble, ongles dans ses bras. Il explose dedans, chaud, abondant. Souffle court, sueur mélangée.
Il se retire, sperme dégouline. Robe baissée, cheveux lissés. Baiser rapide, langue possessive. ‘À bientôt, Anonyme.’ Sourire carnassier. J’ouvre porte, couloir silencieux maintenant. Deux mètres à traverser. Clé dans serrure 3A, clic. Dedans, chez moi. Odeur fade de solitude. Peau brûle encore, cuisses poisseuses. Fenêtre donne sur même cour : lumières tamisées. Je souris dans miroir. La voisine tranquille reprend sa place. Mais ventre palpite du souvenir. Demain, peut-être l’ascenseur encore. Frisson garanti.