Le palier du troisième étage. Une ampoule jaunâtre vacille comme une lanterne dans le soir. J’entends l’ascenseur qui s’arrête en grinçant. Porte qui claque. Pas lourds dans le couloir. C’est lui. Jacques, le voisin d’en face. Son pardessus sombre frôle le mien. Nos regards se croisent. Braise. Tension immédiate. ‘Soirée calme ?’ murmure-t-il, voix rauque. Je hoche la tête, jupe de velours remontée sur mes cuisses. Mes bas de soie crissent contre mes jambes. Il sort sa clé. Porte close s’entrouvre. Odeur de cigare et néroli. ‘Entre’, souffle-t-il. Cœur qui cogne. Bruits des voisins : télé qui hurle au 3B, pas d’enfant au 3A. Je franchis le seuil. Lourdes tentures rouges tombent derrière moi. Barres de laiton froides. Son antre secret. Comme un bordel caché dans l’immeuble.
À peine la porte refermée, ses mains sur moi. Manteau jeté. Il me plaque contre le mur. ‘T’es prête, salope ?’ gronde-t-il bas. Je gémis, étouffé. ‘Baise-moi fort.’ Jambes écartées. Sa cravate effleure ma peau nue sous la jupe. Il soulève le tissu. Porte-jarretelles rouge en dentelle. ‘Putain, t’es une chienne.’ Doigts qui fouillent. Humidité immédiate. Je m’ouvre. Vue par la fenêtre : lumières du quartier, voitures qui passent. Risque total. Il me porte jusqu’au sofa écarlate. Uniforme déboutonné – gendarme en civil ? Notaire ? Peu importe. Bite gonflée contre ma cuisse. Je la saisis. Dure, chaude. ‘Suce-la.’ À genoux. Bouche avide. Salive qui coule. Il grogne, main dans mes cheveux. ‘Plus profond.’ Gémissements intimes. Étouffés. Couloir silencieux dehors. Ascenseur qui redémarre. Adrénaline pure.
L’Approche : Tension sur le Palier
Corps en croix sur le sofa. Jambes déliées. Il s’introduit. Lent d’abord. Puis sauvage. ‘T’es ma pute privée.’ Coups de reins violents. Seins lourds qui ballottent. Je m’accroche. Ongles dans son dos. ‘Plus fort, défonce-moi.’ Chaleur humide. Fente qui palpite. Odeurs d’alcool, encens, sueur. Lustre vermeil éclaire nos ombres. Flammes de bougies lèchent les recoins. Sa ceinture claque sur ma peau. Geste impudique. Je cambre. Bassin ondule. Chatte qui serre. ‘Vas-y, jouis en moi.’ Il accélère. Bruits de chair : claquements sourds. Soupirs insolents. Innocence dehors, débauche ici. Voisins veillent au feu, interdits. Mon corps tremble. Vague monte. ‘Je viens !’ hurle-je bas. Il explose. Semence chaude. Nous haletons. Statues de luxure. Théâtre romain dans un deux-pièces.
Il se retire. Bite luisante. Je me relève. Jupes baissées. Maquillage défait. Chignon vite refait. ‘À bientôt, Anonyme.’ Sourire lascif. Je sors. Couloir froid. Pas feutrés. Ascenseur descend. Bruits normaux : porte qui claque au rez-de-chaussée. Je traverse. Ma clé tremble. Chez moi. Miroir. Visage trop maquillé. Peau qui brûle encore. Bas trempés. Odeurs de lui sur moi. Fenêtre ouverte : quartier dort. Épouses au coin du feu. Moi, la voisine sans histoires. Mais dedans, la chienne hurle. Frisson du palier. Proximité mortelle. Je m’assois. Doigts glissent. Encore humide. Gémis seule. ‘Viens me salir.’ Il reviendra. Putain privée. Clefs de toutes les chambres. Pour lui seul. Vie là, sans apparence. Comme Lautrec peignait. Mes envies signées de taches rouges.