Le palier du troisième étage pue la soupe aux choux du vieux du 3B. L’ascenseur s’arrête au deuxième avec un grincement sinistre, voix des gosses qui braillent en bas. Je sors de chez moi en short léger, bras nus, direction l’Arrosbieux asséché derrière l’immeuble. Ce ruisseau fantôme du village d’autrefois, envahi de ronces et mûres sauvages. Soleil tape dur, trois heures de l’aprèm.
Je tends le bras soyeux vers une mûre énorme, juteuse. Ronces mordent. Écorchures vives, sang perle sur peau. Dents serrées, larmes piquent. Je remonte vite, clé tremble dans la serrure. Au palier, lui. Le docteur voisin, porte 3A. Grands yeux, sourire en coin. Il me mate depuis des semaines, ces croisements tendus, regards qui baisent déjà. ‘Quoi, t’es blessée?’ Voix basse, rauque. Mouchoir blanc sort de sa poche, plié net. M’attrape le bras doux. Tension monte, cœur cogne. Voisins claquent leur porte en bas, pas vu. Il pousse sa porte du coude. J’entre. Seuil franchi. Rideau tombe.
L’Approche au Palier
Porte claque souple, verrou tourné. Son appart sombre, odeur homme, linge propre. Fenêtre donne sur cour bétonnée, vue sur poubelles et linge qui claque. Il m’assoit sur canapé usé, genoux contre cuisses. ‘Laisse voir.’ Doigts frais sur écorchures brûlantes. Eau du lavabo goutte, il trempe mouchoir. Nettoie lent, langue passe sur plaies salées. ‘Comme au ruisseau, gamin.’ Souvenirs fusent, nos bêtises d’enfants. Sourire radieux que j’offre, joues rosissent. Il se penche, je tourne la tête. Baiser vole sur lèvres. Sucré, tendre, puis sauvage. Langues s’emmêlent, mains partout.
L’Explosion dans l’Appart
Il me plaque herbe artificielle du tapis. Short arraché, culotte courte glisse. ‘Putain, t’es trempée.’ Murmure sale à l’oreille, souffle chaud. Doigts agiles fouillent chatte gonflée, j’étouffe gémissement. Voisins passent couloir, pas claquent. ‘Chut, salope, ou ils entendent.’ Je mords son épaule musclée. Queue dure jaillit, veines saillantes. Je guide, suce tête gonflée, goût pré-cum salé. Il grogne bas, mains dans cheveux. ‘Mâche comme mûre juteuse.’ Me retourne à quatre pattes, face fenêtre. Rideaux tirés à moitié, ombre gosse joue en bas. Il claque en moi d’un coup, fort. ‘Aaaah.’ Étouffé dans coussin. Hanches cognent, sueur coule, peau claque étouffée. ‘Baise-moi fort, docteur, soigne-moi dedans.’ Dialogues crades chuchotés, adrénaline explose. Seins ballottent, tétons durs frottent tissu. Orgasme monte, cuisses tremblent. Il accélère, couilles tapent cul. ‘Je jouis, prends tout.’ Chaud gicle profond, je convulse muette, ongles dans ses flancs.
Corps collés, souffles courts. Il sort lent, sperme coule jambe. Baiser langue paresseux. ‘Prochain coup, ronces ou pas.’ Rire bas. Je me rhabille vite, peau brûle encore, chatte palpite. Vérifie fenêtre : calme. Il ouvre porte, écoute couloir. Silence. J’entre ombre palier, jambes molles. Ascenseur bourdonne loin. Clé dans ma porte, verrou. Dedans, miroir : joues roses, lèvres gonflées, trace rouge bras. Sourire grave. Voisine anonyme redevient proprette. Cuirettes bouillonnent en bas, télé grésille. Personne soupçonne. Peau palpite, jus sèche cuisse. Je vis ce secret. Frisson voisinage.