Le gravier crisse sous mes sandales fines. Comme des pas traînants dans un couloir d’immeuble vétuste. Ici, à Saqqarah, l’allée circulaire de la nécropole des Taureaux Apis fait office de palier. Sarcophages massifs alignés, portes scellées de granit brisé. Mes voisins de voyage, Chantal et son mec, m’ont repérée dès le bus. Ma fente rose flashée sans culotte. Tension monte. Jacques, mon mari, colle derrière moi, son souffle chaud sur ma nuque. Le groupe piaille à l’entrée, Mme Guirguiss beugle ses consignes. Vendeurs ambulants hurlent. Risque total. Chantal saute la barrière métallique. Ses fesses rondes rasées ondulent sous sa jupe courte. Elle me fait signe. ‘Viens, Béatrice. Pour ta stérilité.’ Voix basse, rauque. Je franchis le seuil interdit. Jacques suit. Son regard fuyant croise le mien. Excitation palpable. Lampe Maglite perce l’ombre. Air sec du désert envahit mes narines, mêlé à l’humidité souterraine. Fresques polychromes dansent sur les murs. Testicules pendants au plafond. Mon cœur cogne. À quelques mètres, les voix du bus. Un ascenseur imaginaire pourrait s’arrêter n’importe quand.
Chantal manipule l’Ankh. Sarcophage pivote dans un grondement sourd, comme une porte d’appart coincée. Nous plongeons. Trente marches glissantes. Chambre funéraire. Autel central froid. Elle enclenche le symbole : sexe dressé, couilles énormes. Obscurité totale. Nos lampes révèlent le rituel d’Apis. ‘Allonge-toi, petite stérile.’ Chantal pousse sur la table de pierre. Ma robe légère glisse. Culotte blanche tombe. Seins trop ronds pour mon mètre cinquante jaillissent. Peau blanche frissonne dans l’air frais sur mes chevilles. Jacques bande dur contre mon flanc. Son mec – appelons-le Rahotep ce soir – sort sa queue épaisse. ‘Ton con attend la semence divine.’ Voix chuchotée, sale. Il me présente son gland à ma raie. Velours humide de mes lèvres. Pas épilée intégrale, mais rasée pubis. Il lime doucement. Échauffement. Je tends les fesses, oblique contre la pierre. ‘Chut, ils sont là-haut.’ Bassins se heurtent mollement. Ploc-ploc étouffé. Couilles claquent bas. Plaisir viscéral monte. Jacques fourre sa bite dans ma bouche. Fellatio brute. ‘Suce comme Nofret.’ Chantal lèche mon clito, langue experte. ‘Ouvre-toi pour Apis.’ Sensations folles : pierre râpe mes fesses rondes, sperme prêt à jaillir. Orgasme cueille doux, fusion simultanée. Sperme chaud gicle en moi. Jacques prend le relais. Pousse fort. ‘Ta chatte serre comme un étau.’ Dialogues crades à voix basse : ‘Baise-moi plus profond, remplis-moi !’ Couloirs résonnent vaguement. Un cri lointain du groupe. Adrénaline décuple. Chantal frotte ses seins sur mon visage. Soixante-neuf sauvage. Anus pincé par doigts huilés. Sodomie légère. ‘Rahotep adore les culs.’ Multiples éjaculations, comme prêtres anciens. Mon ventre palpite, fécondé peut-être.
L’Approche sur le Palier Poussiéreux
Rhabillés à la hâte. Chair encore brûlante. Sarcophage refermé grince. Poussière sur peau moite. Remontée escalier, jambes tremblantes. Sperme coule le long cuisse, trempe chaussette. On saute barrières. Rejoins le groupe. Sourire innocent à Mme Guirguiss. ‘Où étiez-vous ?’ ‘Photos.’ Jacques ment bien. Vue sur pyramide Djoser, sereine. À l’hôtel ce soir, palier étroit. Ascenseur ding au loin. Regards complices. Porte claque chez nous. Je redeviens la voisine sans histoires. Crâne sous douche, mais chatte brûle encore. Odeur de sexe antique. Secrets du quartier des morts.