C’est mercredi après-midi. Je sors de l’appart au rez-de-chaussée, un sac poubelle à la main. Le couloir est sombre, odeur de moquette usée. Bruits de pas au-dessus, les voisins du premier qui rentrent. Mon cœur bat déjà. Sur le parking devant la porte, sa bagnole : le coupé sport rutilant d’Alain. Il est là, adossé à la portière, sourire en coin. Notre regard se croise. Tension électrique. ‘T’es seule ?’ murmure-t-il. Je hoche la tête, jette un œil au couloir. Personne. ‘Cave, maintenant.’ On entre vite. L’ascenseur grince au loin, quelqu’un monte. On file par l’escalier de service, main dans la main.
La porte de la cave claque doucement derrière nous. Ampoule nue qui grésille. Lave-linge froid contre le mur, fils à sécher tendus. Odeur de lessive et d’humidité. À quelques mètres, nos apparts. Le mien avec Jean, ce puceau que je vais bientôt choper pour le pari. Mais là, c’est Alain qui m’allume. Il me plaque contre la machine. ‘T’as parié de le baiser en premier, salope ?’ ricane-t-il à voix basse. Ses mains sous ma jupe courte. Je sens son érection contre mon ventre. Bruit de clé dans la serrure au rez-de-chaussée : Jean ? Mon pouls s’emballe. ‘Chut’, je souffle. On s’embrasse voracement, langues qui s’emmêlent, salive chaude. Il déchire ma culotte d’un coup sec. Doigts qui fouillent ma chatte déjà trempée. ‘T’es prête, vicieuse.’ Je gémis doucement, étouffé contre son épaule.
L’Approche sur le Parking
Il me met à genoux sur le béton froid. Zip qui descend. Sa bite jaillit, grosse, veinée. ‘Suce, Cathy.’ Je l’avale, mal aux mâchoires déjà. Il agrippe mes cheveux, impose le rythme. ‘Avale mieux, putain.’ Glouglous humides, je bave. Bruits de l’étendoir qui cliquette. Au-dessus, pas lourds dans le couloir. On risque tout. Il me relève, m’assoit sur le lave-linge. Jambes sur ses épaules. Sa langue attaque ma fente, aspire mon clito. ‘Délicieuse, ta rose tatouée.’ Je mords mon poing pour ne pas hurler. Vue par la lucarne : parking, ma Peugeot, la sienne. Risque de se faire choper. Il se redresse, pantalon aux chevilles. Pénètre d’un coup sec. ‘Aaah’, je griffe son dos. Coups de reins violents, machine qui vibre sous moi. ‘Baise-moi fort, Alain. Mais tais-toi.’ Il tourne, me penche sur le tambour. Jupe relevée. ‘Pas le cul aujourd’hui.’ ‘Devant alors, salope.’ Il enfonce, claques de peau contre peau étouffés. ‘Je vais jouir.’ Ses mains sur mes fesses, il accélère. ‘Moi aussi, remplis-moi.’ Il se raidit, gicle au fond. Je tremble, orgasme qui monte en spasmes.
On halète, collés. Il sort, sperme qui coule sur mes cuisses. Vite, on se rhabille. ‘T’as presque eu ton coloc, mais t’es à moi en premier.’ Rire étouffé. On écoute : silence dans le couloir. Il file par l’escalier, je remonte seule. Portière qui claque dehors. J’ouvre la porte de l’appart, traverse le couloir d’un pas normal. Peau qui brûle encore, chatte endolorie, goût de bite en bouche. Jean n’est pas là. Je ferme ma porte, redeviens la coloc sérieuse. Demain, je le dépucelle pour le pari. Personne ne sait. La voisine anonyme, tranquille en apparence. Frisson garanti.