Le couloir de l’immeuble pue le tagine des voisins du 3e. Bruits de casseroles qui s’entrechoquent derrière la porte 12. J’ajuste mon voile, les courses dans les bras. L’ascenseur s’arrête au 2e avec un grincement sinistre. Portes qui s’ouvrent. Paul sort, sac de sport en main, son regard bleu me transperce direct. ‘Leïla’, murmure-t-il, voix rauque. Mon cœur cogne. On est seuls. Ses yeux descendent sur mes hanches moulées sous la tunique. Je sens la chaleur monter, là, entre les cuisses. Les voisins du dessus marchent lourdement, boom boom. Il s’approche, son souffle sur mon cou. ‘Viens’, souffle-t-il en glissant la clé dans sa porte, 5 mètres de chez moi. J’hésite une seconde. L’adrénaline. Si Mohamed rentrait ? Mais non, il est au taf. Je franchis le seuil. Porte claque doucement.
Son appart sent le café et le musc. Rideaux tirés, vue sur la cour grise, poubelles qui débordent. Il me plaque contre le mur du couloir, à peine entrés. Ses mains sous ma tunique, direct sur mes seins. ‘T’es trempée déjà’, grogne-t-il. Je gémis bas, étouffe le son. Bruits de télé chez les vieux d’en face. Il déchire mon soutien-gorge, pince mes tétons durs. Je griffe son dos, on s’embrasse comme des affamés, langues qui s’emmêlent, salive qui coule. Il me soulève, jean qui craque. Jambes autour de sa taille, je sens sa bite raide contre moi. ‘Baise-moi Paul, fort, mais chut’, je chuchote, yeux fous. Il me porte jusqu’au canapé, à deux pas de la fenêtre. Voix des gosses qui jouent en bas. Il me jette là, écarte mes cuisses. Culotte arrachée, sa langue plonge direct dans ma chatte rasée. Je mords mon poing, jus qui gicle sur son menton. ‘T’as un goût de miel, salope de voisine’, murmure-t-il, doigts qui fouillent profond. Je cambre, ondule, le plaisir monte violent. Il se redresse, queue sortie, énorme, veinée. ‘Suce-moi vite’. Je l’avale, gorge profonde, glouglou étouffé. Il tire mes cheveux, baise ma bouche. Bruit d’ascenseur qui redémarre, panique exquise.
L’Approche : tension au palier
Il me retourne, à quatre pattes face à la porte. ‘Prends-moi comme une chienne’, je halète. Il enfonce d’un coup, jusqu’aux couilles. Aah, étouffé. Couloir silencieux ? Non, pas de voisins. Il pilonne, clac clac de peaux moites. Sueur qui dégouline, odeur de sexe qui emplit l’air. ‘T’es plus serrée que ta sœur Djamila l’a dit’, ricane-t-il bas. Je jouis la première, spasmes violents, je mords le coussin. Il accélère, grogne ‘Je te remplis, putain’. Chaud qui gicle dedans, trop bon. On s’effondre, haletants. Sa main sur ma fesse, caresse possessive.
Cinq minutes plus tard, je me rhabille vite. Peau qui brûle encore, chatte qui palpite, sperme qui coule dans ma culotte. ‘À mardi, au parking’, souffle-t-il en m’embrassant. J’ouvre la porte, couloir désert. Bruits de clé chez les Arabes du 4e. Je traverse les 5 mètres, clé dans ma serrure. Dedans, le silence de la maison vide. Je redeviens Leïla la mère voilée, la sans-histoires. Mais sous la tunique, mon corps crie Paul. Frisson du risque, à vie.