L’ascenseur s’arrête au quatrième avec un ding étouffé. Mes clés tintent dans ma poche, encore toute chaude du bain flottant. Le sel sur ma peau picote sous mes vêtements. Le couloir est sombre, lumière jaunâtre du plafonnier qui clignote. Odeur de pizza recuite du 4B. J’avance, mes escarpins claquent doucement sur le lino usé. Sa porte, le 4C, juste à côté de la mienne. Entrebâillée. Un rai de lumière filtre, et j’entends sa télé : un match de foot en sourdine.
Je m’arrête. Mon cœur cogne. C’est lui, le voisin. Trente-cinq ans, baraqué, ouvrier du bâtiment. On s’est croisés cent fois. Saluts polis, regards qui s’accrochent un peu trop. La dernière fois, dans l’ascenseur, sa main a frôlé ma cuisse. Électricité. Depuis le bain, ce rêve d’apesanteur me hante. Besoin de flotter pour de vrai, pas seule.
L’Approche
Il sort fumer, torse nu sous son débardeur. ‘Salut, voisine.’ Voix rauque, sourire en coin. Je sens mon sexe palpiter, encore sensible du sel et de l’orgasme solo. ‘T’as l’air… tendue.’ Ses yeux descendent sur mes seins, tendus sous le chemisier. Bruit de porte au fond du couloir : Mme Dupont rentre du boulot, sac poubelle en main. On se fige. Elle passe sans nous voir. Adrénaline pure.
‘Tu veux entrer ?’ chuchote-t-il. Son appart pue la clope et le mâle. Je hoche la tête. Franchis le seuil. Porte claque doucement derrière moi. Plus de retour en arrière. Mes jambes tremblent. Il verrouille. ‘T’es venue pour quoi, Anonyme ?’ Je murmure : ‘Pour flotter.’ Il ricane, m’attrape la taille. Sa bouche sur la mienne, brutale. Goût de bière.
Ses mains glissent sous ma jupe. ‘T’es trempée, salope de voisine.’ Je gémis, étouffé. Vue par la fenêtre : lumières du quartier, immeuble d’en face. Quelqu’un bouge une tenture. Risque total. Il me plaque contre le mur, près de la porte. ‘Chuut, pas un bruit. Ou tout l’étage saura.’ Mon corps fond. Comme dans l’œuf, libre, apesanteur imminente.
L’Explosion
Il déchire ma culotte. Doigts en moi, durs. Je mords mon poing pour ne pas crier. ‘T’aimes ça, hein ? Te faire baiser à deux mètres de chez toi.’ Oui. Fou de plaisir. Il baisse son froc, queue raide, veinée. Me soulève, jambes autour de sa taille. Je flotte vraiment. Pas de sol sous mes pieds. Poids zéro. Il me pénètre d’un coup, brutal. ‘Putain, t’es serrée.’
On baise comme des bêtes. Contre le mur, claquements de chair étouffés. Sa main sur ma bouche. ‘Prends-la, voisine. Imagine Manuel qui rentre.’ Je jouis déjà, spasmes violents. Il me retourne, face à la fenêtre. Fesses cambrées. Il crache sur mon cul, enfonce un doigt. ‘Ton trou à moi maintenant.’ Douleur-plaisir. Queue qui remplace le doigt. Anal sauvage, lent d’abord. Je pousse des ‘ahn’ muets. Bruits du couloir : ascenseur qui descend, pas traînants.
‘T’es ma pute de palier,’ grogne-t-il bas. Accélère. Mes seins ballottent, claquent contre la vitre froide. Vue sur la rue : voitures, piétons ignorants. Orgasme monte, boule de feu comme au bain. ‘Vas-y, éjacule pour moi.’ Je me contracte, gicle sur ses couilles. Il explose dedans, chaud, collant. Tremblements. On s’effondre, suants.
Il se retire. Sperme coule le long de mes cuisses. ‘File, avant qu’on nous grille.’ Je me rhabille à la va-vite. Cul qui brûle, chatouille humide. Ouvre la porte. Couloir vide. Trois mètres jusqu’à chez moi. Pas de voisins. J’entre, verrouille. Manuel dort déjà sur le canap’. Je file sous la douche, eau brûlante efface les traces. Peau encore électrique. Dehors, son télé bourdonne. Demain, saluts polis. Moi, la prof sage. Mais dedans, je flotte toujours.