C’est le vendredi soir, après la réunion Zoom interminable. L’ascenseur s’arrête au cinquième. Je sors, clé en main, sac de courses qui cognent contre ma hanche. Martin est là, devant sa porte, 5B, juste à côté de mon 5A. Il fouille ses poches, sueur sur les tempes, chemise froissée. Télétravail l’a rendu nerveux, ce pauvre quadra bedonnant. Ses yeux binoclards glissent sur mes leggings moulants. Je sens son regard brûler mes fesses. ‘Bonsoir, Anonyme’, murmure-t-il, voix rauque. Je souris, passe ma langue sur mes lèvres. ‘Fatigué, Martin ?’ L’ascenseur redescend, bruit métallique qui vibre dans le couloir désert. Un voisin tousse deux portes plus loin. On se frôle. Sa main effleure mon bras. Électricité. Covid ou pas, le désir monte. ‘Entre une seconde, j’ai un dossier à te montrer’, dit-il, prétexte bidon. Sa porte claque doucement derrière nous. Palier franchi. Seuil passé. Cœur qui cogne.
À peine à l’intérieur, ses battoirs m’attrapent les hanches. Il me plaque contre le mur de l’entrée, près de la fenêtre qui donne sur la cour sombre. Bruits de la rue en bas : klaxons étouffés, pas pressés. ‘Putain, t’es bonne dans ces collants’, grogne-t-il à mon oreille, haleine chaude de café froid. Je glisse ma main sous sa chemise moite, pince son ventre mou. ‘T’as pas baisé depuis des semaines, hein ?’ Il hoche la tête, déboutonne mon haut d’un geste fébrile. Mes seins jaillissent, tétons durs comme des billes. Sa bouche les aspire, bruit de succion humide. Je gémis bas, main dans ses cheveux clairsemés. ‘Chut, les murs sont fins’, je souffle. Dehors, un chien aboie. L’adrénaline pulse : à trois mètres de chez moi, à dix du voisin du dessous.
L’Approche : tension au palier
On bascule dans le salon, télétravail en pagaille : ordi ouvert sur pornos figés. Il me jette sur le canapé usé. ‘Écarte les cuisses, salope de voisine.’ Je obéis, descends le legging jusqu’aux genoux. Ma chatte rasée luit déjà. Ses doigts courts plongent dedans, glissent dans ma mouille. ‘T’es trempée, putain.’ Je halète, attrape sa queue à travers le pantalon. Dure, épaisse, veinée. ‘Baise-moi fort, Martin, mais tais-toi.’ Il sort l’engin, violet de tension. Me retourne en levrette, face à la fenêtre. Rideaux tirés à moitié : vue floue sur les lumières des immeubles d’en face. Il crache sur ma fente, enfonce d’un coup. ‘Aah’, je mords le coussin. Va-et-vient brutal, claquements de chair étouffés. Ses couilles tapent mon clito. ‘T’aimes mon cul de voisine ?’ ‘Ouais, mieux que tes secrétaires.’ Bruit d’ascenseur qui monte : ding ! On s’immobilise. Portes qui s’ouvrent au-dessus. Son souffle dans mon cou : ‘Continue, serre-moi.’ Je contracte, il gémit bas. L’ascenseur redescend. Reprise sauvage. Ses mains pétrissent mes seins, pincements douloureux. Je me frotte contre lui, clito en feu. ‘Je vais jouir’, il gronde. ‘Dedans, remplis-moi.’ Éruption chaude, spasmes. Mon orgasme suit, jus qui coule sur mes cuisses. Odeur de sueur et sperme.
Il se retire, queue ramollie dégoulinante. Je me rhabille vite, legging humide collant à ma peau. ‘À vendredi ?’ ‘Toujours.’ Porte ouverte sur le palier vide. Bruits de vaisselle chez les Dubois, porte 5D. Je traverse les deux mètres, clé tremble dans la serrure. Chez moi, lumière tamisée, chat qui miaule. Miroir : joues rouges, cheveux en bataille, brûlure entre les jambes. Sourire en coin. Dehors, Martin allume une clope à sa fenêtre. Nos regards se croisent une seconde. Secret du quartier. Personne ne sait. La voisine tranquille reprend sa vie. Mais ma chatte palpite encore du frisson du palier.