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Voisine Anonyme : Le Frisson Interdit du Palier

L’ascenseur s’arrête au rez-de-chaussée. Bruyant, bondé comme un soir de rentrées tardives. Valises qui cognent, voisins qui se poussent. Je monte, coincée contre la paroi. Lui est là. Le voisin du 4e, appartement d’à côté. On se frôle sans un mot depuis des mois. Ses yeux me transpercent quand je pose mon sac. L’air est lourd, odeur de parfum cheap et de sueur.

Étage 1. Quelqu’un sort, l’espace se resserre. Sa cuisse contre la mienne. Pas d’accident. Intentionnel. Je sens son regard glisser sur mes jambes, sous ma jupe légère. Le bourdonnement de la machine couvre nos souffles. Étage 2. Une vieille monte, porte un cabas qui frotte mon bras. Il se penche, ramasse rien du tout. Sa main effleure mon genou. Monte. Lent. Chaud. Je fixe le panneau des étages. 3. Son pouce presse l’intérieur de ma cuisse. J’écarte un peu. Signal donné. Il sait. Comme dans le train de mes fantasmes, mais ici, à dix mètres de chez moi.

L’Approche dans l’Ascenseur

Étage 4. L’ascenseur s’ouvre avec un ding strident. Couloir sombre, ampoule qui clignote. Bruits d’enfants qui crient deux portes plus loin. Il sort en premier. Se retourne. Hoche la tête vers sa porte. J’hésite. Un pas. Le cœur bat. La porte de Mme Dupont grince à côté. Elle sort ses poubelles. Je franchis le seuil. Il referme. Clic. Silence.

À peine la porte close, il me plaque contre le mur. Bouche sur la mienne. Mains partout. ‘T’es prête, salope de voisine ?’ chuchote-t-il, voix rauque. Je gémis oui. Il déchire ma culotte d’un coup sec. Doigts en moi direct. Brut. Mouillés déjà. ‘T’es trempée depuis l’ascenseur, hein ?’ Je hoche la tête, mordille son oreille. Il me soulève, jambes autour de sa taille. Bite dure contre mon ventre. Il me porte jusqu’au salon. Fenêtre grande ouverte sur la cour. Lumières des apparts d’en face. On pourrait nous voir.

L’Explosion et la Disparition

Il me balance sur le canapé. Pantalon viré. Bite raide, veineuse. ‘Suce-moi, mais chut, les murs sont fins.’ Je l’avale. Goulûment. Glotte profonde. Il grogne bas, main dans mes cheveux. ‘Putain, ta bouche… comme une chienne en chaleur.’ Bruits étouffés. Sa langue sur mon clito après. Vorace. Doigts qui fouillent, trois d’un coup. Je mords le coussin pour ne pas hurler. Voisins en bas, télé qui braille. Il me retourne. À quatre pattes. Vue sur la cour. Un mec fume à sa fenêtre, deux étages sous nous.

‘Baise-moi fort, mais pas de bruit.’ Il enfonce d’un coup. Gros. Profond. Coups de reins sauvages. Paumes claquent sur mes fesses. ‘T’aimes quand ton voisin te démonte, hein ? À deux pas de chez toi.’ Je pousse en arrière. Clito qui frotte le tissu. Orgasme monte. Vite. Intense. Je tremble, étouffe mon cri dans l’accoudoir. Il accélère. Tire mes cheveux. ‘Je vais jouir en toi, voisine.’ Chaud. Qui gicle. Il s’effondre sur moi. Sueur. Odeurs mélangées. Cœurs qui cognent.

Il se retire. Sperme coule sur mes cuisses. On reste là, essoufflés. Dix minutes chrono. Il murmure : ‘File, avant qu’on te voie.’ Je me rhabille vite. Culotte déchirée en boule dans la poche. Porte s’ouvre. Couloir vide. Bruits de pas lointains. Ascenseur en panne ? Non, paliers à pied. Chaussons de Mme Dupont grincent derrière moi. Je tourne ma clé. Chez moi. Odeur de lessive propre. Miroir : cheveux en bataille, lèvres gonflées, peau rouge. Je passe de l’eau froide. Reprends mon rôle. Voisine tranquille. Mais dedans, ça brûle encore. Le frisson du palier. Demain, on se croisera. Silence complice.

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