Les dalles froides du couloir du palazzetto résonnent sous mes bottines. Février 1572, brume épaisse sur le Grand Canal. Odeur de sel et cire chaude. J’entends les pas lents de Marco avant de le voir. Il sort de sa chambre, voisine de la mienne, à deux portes du palazzo Bragadin. Mon ancien amant, traître, sénateur. Son regard accroche le mien dans la pénombre des lanternes murales.
Tension monte d’un coup. Sa main gantée effleure la mienne. ‘Lucia…’, souffle-t-il bas. Je ne réponds pas. Je pousse sa porte du bout des doigts. Le bois grince softly. Dedans, rideaux lourds, miroirs de Murano renvoient nos ombres. Dehors, gondole glisse, rameur tousse. Risque qu’un serviteur passe, qu’un voisin du quartier entende.
L’Approche
Je ferme derrière nous. Cœur bat fort. Sa bouche trouve la mienne, dure, affamée. ‘Pas un bruit’, je murmure contre ses lèvres. Il hoche la tête, yeux fous. Mes mains glissent sous sa cape, sentent sa queue déjà dure. Frisson du palier encore frais dans ma peau.
Il me plaque au mur. Pierre froide dans mon dos. Sa langue fouille ma bouche, goût de malvasia. J’attrape ses cheveux, tire. ‘Tu me veux encore, hein ? Après tout ça ?’ Il grogne bas. ‘Toujours.’ Ses doigts déchirent ma robe ivoire, exposent mes seins. Mamelons durcis par l’air humide. Il suce, mordille. Je mords ma lèvre pour étouffer le gémissement. Bruit de pas au loin dans l’escalier. On se fige. Silence. Reprend.
Je tombe à genoux. Pierre écorche mes cuisses. J’ouvre son haut-de-chausses, libère sa bite raide, veinée. Odeur musquée, sel de sa peau. Je la prends en bouche, profonde, gorge serrée. Il halète, main dans mes cheveux. ‘Putain, Lucia… ta bouche…’ Voix basse, râpeuse. Je suce fort, langue tournoie. Salive coule. Vue par la fenêtre : reflets tremblants sur l’eau noire. Gondole passe, lanterne oscille.
L’Explosion
Il me relève, rude. Me retourne face au mur. Relève mes jupes. Ma chatte mouillée palpite. ‘Prends-moi. Fort. Mais chut.’ Il grogne, enfonce d’un coup. Pleine, étirée. Je plaque main sur bouche. Coups de reins violents, claquent softly contre mes fesses. Sa queue cogne profond, frotte juste là. Plaisir monte, électrique. ‘T’es à moi, salope masquée’, chuchote-t-il. ‘Non. C’est toi qui supplies.’ Je cambre, serre autour de lui.
On bascule sur le lit. Draps de soie glissent. Il me chevauche, suce mes seins pendant qu’il pilonne. Sueur coule entre nous, odeur de sexe et bergamote. Je griffe son dos. ‘Jouis en moi. Remplis-moi.’ Il accélère, souffle court. Mon clito pulse sous ses doigts. Orgasme explose, muet, corps secoué. Il suit, grogne dans mon cou, chaud dedans. Tremble.
On reste collés, souffles syncopés. Puis il sort, sperme coule le long de ma cuisse. Je me rhabille vite. Peau brûle encore, chatte sensible. ‘Va-t’en le premier’, dis-je. Il obéit, ouvre porte. Couloir vide. J’attends. Entends ses pas s’éloigner, puis un serviteur chantonne au loin.
Je sors. Air froid du couloir fouette ma peau rougie. Draps froissés dans ma tête, goût de lui sur langue. Traverse les trois mètres jusqu’à ma chambre. Porte claque soft. Dedans, miroir montre mon visage : lèvres gonflées, yeux brillants. Je m’assois, jambes tremblantes. Dehors, clapotis du canal. Voisins dorment. Moi, je souris. La voisine anonyme reprend sa vie tranquille. Mais sous la robe, ça palpite encore.