Le palier du second étage est étroit, sombre. Deux portes face à face. La mienne, celle de Serge. J’entends ses pas légers derrière le battant. Mon cœur cogne déjà. Je sors mes clés, feignant l’indifférence. La porte grince. Serge apparaît, en chemise blanche froissée, yeux fiévreux. ‘Bonsoir, Anonyme’, murmure-t-il. Sa voix tremble. Le couloir résonne d’un bruit lointain : les voisins du dessous qui claquent leur porte. Tension électrique. Nos regards se croisent, lourds de promesses. À quelques mètres, l’escalier descend vers les parents, Rose en cuisine. L’ascenseur s’arrête un étage plus bas. Bruit de voix étouffées. Je pose ma main sur son bras. ‘Entre chez toi vite’, souffle-t-il. Non. C’est moi qui franchis son seuil. La porte claque doucement. Le verrou tourne. À l’intérieur, l’air est lourd, chargé de son odeur de jeune mâle nerveux.
Ses lèvres fondent sur les miennes. Baiser vorace, langues qui s’emmêlent. Il me plaque contre le mur, près de la fenêtre. Dehors, la rue bourdonne faiblement. Une voiture passe, phares balayant les rideaux. ‘Chut’, je gémis à son oreille. ‘Pas un bruit.’ Ses mains glissent sous ma jupe, remontent mes cuisses. Je sens sa queue durcir contre mon ventre. Dure, chaude, prête. Il halète : ‘J’ai bandé toute la journée en pensant à ta chatte.’ Voix basse, rauque. Je déboutonne son pantalon. Sa bite jaillit, veinée, gland luisant. Je la saisis, la branle lentement. Il grogne, étouffe dans mon cou. Le lit est là, défait comme toujours. On bascule dessus. Nu en secondes. Sa peau pâle, fragile comme une fille, contraste avec son sexe raidi. Je m’agenouille, l’engloutis. Bouche pleine, je suce fort. Il tremble, mains dans mes cheveux. ‘Putain, Anonyme, ta gorge…’ Un craquement dans le couloir. Rose monte l’escalier ? On se fige. Silence. Puis il me renverse, écarte mes jambes. ‘Je vais te baiser profond.’ Sa queue pousse, m’emplit d’un coup. Soubresauts violents. Lit qui grince ? On ralentit, rythme saccadé. Ma chatte palpite autour de lui. Sueur mélangée. Odeur de sexe cru. L’ascenseur ding ! Quelqu’un sort. Voix de son père en bas : ‘Serge ?’ Panique. Il accélère, me bourrine sans pitié. ‘Jouis pour moi, salope du palier.’ Je mords l’oreiller. Orgasme qui monte, explosif. Jets chauds en moi. Il se retire, sperme coule sur mes cuisses. On halète, collés.
L’Approche
Vite, on s’habille. Peau qui brûle encore, cuisses poisseuses. ‘Va-t’en avant qu’ils montent’, chuchote-t-il. J’ouvre la porte, palier vide. Bruit d’assiettes en bas. Je traverse en trois pas, clé dans ma serrure. Porte fermée. Je m’adosse au mur, souffle court. Miroir : joues roses, lèvres gonflées. Personne ne sait. La voisine tranquille reprend son masque. Mais sous la jupe, son jus goutte encore. Frisson du risque. Demain, même jeu.