L’ascenseur tousse son arrivée au troisième étage. Grincement métallique qui résonne dans le couloir étroit de l’immeuble à Boulogne. Portes s’écartent lentement. Je sors, sac à la main, talons claquant softly sur le carrelage usé. Ma porte, numéro 312. La sienne, juste en face, 311. Entrebâillée. Une lame de lumière jaune filtre. Mon cœur cogne déjà. Bruits familiers : télé qui bourdonne chez Béatrice d’à côté, cette foldingue aux cassettes interminables. Ses ronflements étouffés traversent les cloisons fines.
Je ralentis. Feins de chercher mes clés. Il apparaît. Silhouette massive dans l’encadrement. Jérôme. Voisin depuis deux ans. Flic ou je sais pas quoi, toujours des allures de dur. Yeux qui me déshabillent. ‘Entre, Anonyme. Vite.’ Voix basse, rauque. Tension électrique. Couloir désert, mais l’ascenseur pourrait redémarrer n’importe quand. Un voisin monte les marches, pas pressé. Je sens la sueur perler dans mon dos. Franchir le seuil ? Folie. À quelques mètres de mon lit, de ma vie sage. Mais mes cuisses tremblent. Je pousse la porte. Elle se referme dans un clic sourd.
L’Approche sur le Palier Sombre
Corps plaqué contre le mur dès l’entrée. Sa main sur ma gorge, pas fort, juste dominant. Odeur de tabac froid et de mâle. ‘T’as pensé à moi toute la journée ?’ Je hoche la tête, muette. Ses lèvres écrasent les miennes. Langue invasive. Jupe relevée d’un coup sec. Pas de culotte, comme toujours pour lui. Doigts qui fouillent. ‘Putain, t’es prête.’ Gémissement étouffé. Je mords sa chemise pour ne pas crier. Fenêtre donne sur la cour intérieure, lumières des apparts voisins. Quelqu’un tousse deux étages plus bas. Risque total.
Il me traîne vers le salon. Pas de chambre, trop loin. Contre la table basse. Jeans qui tombe. Sa queue raide jaillit, veinée, lourde. ‘À genoux.’ Je obéis. Bouche vorace. Glouton. Il grogne bas : ‘Suce-moi comme une chienne de palier.’ Salive qui coule. Bruits de succion discrets. Télé de Béatrice couvre tout, voix de film ancien. Sa main dans mes cheveux, guide le rythme. ‘T’es ma salope discrète, hein ? Personne soupçonne.’ Je gémis oui, vibration sur sa bite.
L’Explosion et la Fuite Silencieuse
Il me relève. Penche sur la table. Frappe sèche sur mes fesses. ‘Écarte.’ Entrée brutale. Pleine. Étirement brûlant. ‘Chut, ta voisine foldingue va entendre.’ Va-et-vient sauvage. Peau claque softly. Je mords mon poing. Sensations folles : frottements intenses, jus qui gicle, son bassin qui tape mes reins. ‘Plus fort, mais tais-toi.’ Dialogues sales chuchotés : ‘Ta chatte serre comme une vierge. J’vais te remplir.’ Orgasme monte. Corps secoué. Je jouis en silence, spasmes violents, ongles dans le bois. Il explose dedans, grognement animal étouffé contre mon cou. Semence chaude qui coule.
Respiration haletante. Il se retire. Sperme sur mes cuisses. Vite, rhabillage. ‘File, avant que l’ascenseur sonne.’ Je lisse ma jupe. Miroir fêlé : joues rouges, lèvres gonflées. Porte s’ouvre. Couloir vide. Bruits : clé qui gratte chez Béatrice, elle se lève peut-être. Je traverse en trois pas. Ma porte. Tourne la clé. Dedans, calme absolu. Lumière tamisée. Chat qui miaule. Peau encore brûlante, chatte palpitante. Sourire en coin. Demain, bonjour poli au palier. Personne ne sait. Voisine anonyme. Secrets du quartier.