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Fenêtres Ouvertes sur la Cour Intérieure

La chaleur de ce mois de juillet rendait l’air irrespirable dans mon appartement du troisième étage, rue des Petits-Champs à Lyon. J’avais laissé la fenêtre du salon grande ouverte, volets entrebâillés, espérant capter le moindre souffle. Assis dans le fauteuil club, un verre de pastis à la main, je contemplais sans vraiment le vouloir la cour intérieure commune à notre immeuble haussmannien et à celui d’en face.

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C’est là que je l’ai vue pour la première fois. Elle se tenait sur son balcon, au deuxième étage du bâtiment opposé, en simple caraco blanc et culotte de dentelle noire. Ses cheveux châtains étaient relevés en un chignon lâche. Elle arrosait ses plantes avec une lenteur presque provocante, le jet d’eau glissant sur les feuilles de monstera avant de couler sur ses avant-bras. Je n’ai pas bougé. Mon regard s’est simplement fixé sur la courbe de ses hanches et sur la façon dont le tissu collait à sa peau moite.

Elle a senti mon regard. Au lieu de rentrer ou de fermer ses volets, elle a levé les yeux, m’a aperçu et a esquissé un sourire en coin. Puis elle a fait quelque chose d’inattendu : elle a posé l’arrosoir, s’est approchée de la rambarde et a fait glisser une bretelle de son caraco, dévoilant une épaule nue. Mon cœur a cogné plus fort. J’ai reposé mon verre sans quitter des yeux cette inconnue qui jouait avec moi à distance.

Les jours suivants, ce petit jeu silencieux s’est répété. Chaque soir vers vingt heures, je laissais ma fenêtre ouverte. Elle apparaissait. Parfois elle lisait, jambes croisées sur une chaise longue, sa robe légère remontant haut sur ses cuisses. Parfois elle dansait lentement sur une musique que je n’entendais pas, ses mouvements fluides faisant onduler son corps. Je restais dans l’ombre de mon salon, mais je savais qu’elle savait que j’étais là.

Le vendredi, la tension est devenue insupportable. Il faisait encore plus lourd. J’avais retiré mon tee-shirt et ne portais qu’un short de sport. Elle est sortie sur son balcon en peignoir de soie rouge, celui qu’elle n’avait encore jamais mis. Elle a regardé directement vers ma fenêtre, a défait lentement la ceinture du peignoir et l’a laissé tomber à ses pieds. Nue, elle s’est appuyée contre la rambarde, offrant sa poitrine aux dernières lueurs du jour. Ses seins étaient ronds, lourds, les tétons déjà dressés. Ma queue a réagi instantanément.

Je me suis levé, me suis approché de la fenêtre sans chercher à me cacher. Nos regards se sont verrouillés. Elle a passé une main sur son ventre, l’a descendue entre ses cuisses, s’est caressée lentement tout en me fixant. Je n’ai pas résisté. J’ai sorti mon sexe déjà dur et j’ai commencé à me branler en cadence avec ses mouvements. La cour était déserte, les autres fenêtres closes à cause de la canicule. Nous étions seuls au monde dans cette intimité improbable.

Soudain elle a levé la main, paume ouverte, comme pour me dire « attends ». Elle est rentrée chez elle. J’ai cru que le spectacle était terminé. Mais deux minutes plus tard, ma sonnette a retenti. Interloqué, j’ai enfilé rapidement un pantalon et suis allé ouvrir. Elle était là, sur mon palier, le peignoir rouge noué à la hâte, les joues rosies.

— Tu habites vraiment juste en face, a-t-elle murmuré avec un sourire amusé.

Sans un mot de plus, je l’ai tirée à l’intérieur et ai refermé la porte. Elle s’est jetée sur moi, sa bouche avide trouvant la mienne. Ses mains ont défait ma braguette pendant que je faisais glisser le peignoir sur ses épaules. Sa peau était brûlante. Je l’ai plaquée contre le mur du couloir, ai embrassé son cou, ses seins, ai sucé un téton pendant qu’elle gémissait doucement. Ses doigts ont entouré ma queue, la branlant avec une habileté qui m’a fait grogner.

Nous n’avons pas atteint la chambre. Je l’ai soulevée, ses jambes se sont enroulées autour de ma taille. D’un coup de reins, je suis entré en elle. Elle était trempée, brûlante, son sexe se contractant autour de moi comme si elle m’attendait depuis des jours. Nous avons baisé debout, violemment, son dos cognant contre le mur à chaque poussée. Ses ongles griffaient mes épaules. Elle haletait à mon oreille des mots crus qui m’excitaient encore plus : « Plus fort… défonce-moi… je veux te sentir tout au fond. »

Je l’ai portée jusqu’au salon, l’ai posée sur le bord de la table basse face à la fenêtre ouverte. De là, on voyait parfaitement son propre balcon. L’idée m’a rendu encore plus dur. Je l’ai prise par derrière, une main dans ses cheveux, l’autre agrippant sa hanche. Chaque coup de boutoir la faisait crier. Ses seins se balançaient, ses fesses claquaient contre mon ventre. Je voyais nos reflets dans la vitre, son visage déformé par le plaisir, ma queue disparaissant entièrement dans sa chatte luisante.

Elle s’est mise à trembler, ses parois se sont resserrées autour de moi dans un orgasme violent. J’ai continué à la pilonner pendant qu’elle jouissait, prolongeant son plaisir jusqu’à ce qu’elle supplie presque. Quand j’ai senti que je ne pouvais plus me retenir, je me suis retiré. Elle s’est retournée immédiatement, s’est mise à genoux et a pris mon sexe dans sa bouche. Ses lèvres se sont refermées sur mon gland, sa langue a tournoyé, elle m’a avalé profondément. Quelques va-et-vient suffirent. J’ai éjaculé dans sa gorge avec un râle rauque. Elle a tout avalé, les yeux levés vers moi, un sourire victorieux aux lèvres.

Nous sommes restés un moment silencieux, nus, assis par terre contre le canapé, la fenêtre toujours ouverte sur la cour maintenant plongée dans l’obscurité. Sa tête reposait sur mon épaule. Sa main caressait distraitement ma cuisse.

— Je m’appelle Élise, a-t-elle fini par dire d’une voix rauque.

— Marc.

Elle a ri doucement.

— Je sais. J’ai vu ton nom sur la boîte aux lettres en bas.

Elle s’est redressée, m’a embrassé une dernière fois, profondément, avant de se relever et de ramasser son peignoir.

— Demain soir, même heure ? a-t-elle demandé en nouant la ceinture.

J’ai hoché la tête. Elle est sortie sans un bruit. Je suis retourné à la fenêtre. De l’autre côté de la cour, sa lumière s’est allumée. Elle est apparue nue sur son balcon, m’a fait un petit signe de la main, puis a fermé ses volets. J’ai souri dans le noir, ma queue déjà à moitié dure à l’idée de la prochaine soirée.

La canicule n’était pas près de finir. Tant mieux.

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