La porte de l’ascenseur tinte doucement au cinquième étage. J’entends le cliquetis métallique avant même de voir la silhouette. C’est elle, Dakota, la nouvelle qui squatte chez Claire depuis deux jours. Cheveux en bataille, jean délavé, tee-shirt froissé. Elle tire un sac poubelle, jette un œil vers l’appartement 5B. Claire est à l’intérieur, valises à préparer, voix étouffée qui filtre à travers la porte.
Je sors de chez moi, 5A, juste à côté. Prétexte banal : poster une lettre. Nos regards se croisent dans la pénombre du couloir. Ampoule qui bourdonne au-dessus. Bruits du quartier : klaxons lointains, télé des voisins du 5C qui braille un match. Son souffle est court, yeux noirs comme l’encre. Je sais pour la chaîne. L’ai vue glisser son pantalon hier, par l’œilleton. Or massif, cadenas gravé Dakota. Symbole de soumission.
L’Approche sur le Palier
Elle hésite. Je m’approche, murmure : « Besoin d’aide ? » Sa main tremble sur la poubelle. Tension monte, électrique. Le palier rétrécit. Odeur de son corps, sueur et café froid. Un voisin passe en trombe, porte 5D claque. On se plaque contre le mur, corps collés. Sa cuisse frôle la mienne. Chaleur immédiate. « Viens, » je souffle, tournant la clé de ma porte. Elle franchit le seuil sans un mot. Cœur qui cogne. Risque énorme : Claire à dix mètres.
À peine la porte fermée, explosion. Je la plaque contre le battant, lèvres sur les siennes. Baiser violent, dents qui claquent. Ses mains sous mon haut, griffent mon dos. « Chut, » je gémis, voix basse. Elle grogne : « Baise-moi fort, Anonyme. Oublie tout. » Je défais son jean, sens la chaîne froide glisser sur sa peau chaude. Cliquetis discret, comme un secret. Tombons sur le tapis de l’entrée. Sol dur, tapis râpeux. Sa chatte déjà trempée, je plonge doigts dedans. Mouillée, brûlante. Elle arque, étouffe un cri dans mon cou.
L’Explosion et la Disparition
« Plus profond, salope, » elle chuchote, sale, possessive malgré sa chaîne. Je lèche son cou salé, descends sur ses petits seins durs. Mamelons érigés, je mords. Elle se cambre, chaîne qui tinte contre le sol. Bruit d’ascenseur qui redémarre, panique. On roule, elle au-dessus. Défait mon legging, doigts rugueux en moi. « T’es faite pour ça, voisine. » Va-et-vient féroce, pouce sur mon clito. Je mords mon poing pour ne pas hurler. Vue par la fenêtre : lumières du quartier, ombres qui bougent. Voisins en bas rient fort. Couvre sa bouche quand elle jouit, spasmes violents, chaîne qui cliquette frénétiquement.
Je la chevauche, frotte ma chatte sur la sienne. Tribbing humide, clitoris contre clitoris, sueur qui colle nos peaux. « Encore, Dakota, encore. » Elle halète : « Claire va me tuer… mais ta chatte me rend folle. » Orgasme partagé, étouffé dans un baiser. Corps tremblants, épuisés. On reste là, haletantes, écoutant le silence du couloir.
Elle se redresse la première. Jean relevé, chaîne remise en place. Baiser rapide, humide. « Faut que j’y aille. » Ouvre la porte, jette un œil. Couloir vide. Elle file vers 5B, pas feutrés. Je referme, adossée au mur. Peau qui brûle encore, chatte palpitante, odeur de sexe dans l’air. J’entends sa porte s’ouvrir, voix de Claire : « T’étais où ? » Réponse banale. Moi ? Je retourne à ma vie tranquille, vaisselle à laver, télé allumée. Personne ne soupçonne. La voisine anonyme, celle du palier. Frisson qui redescend lentement. Demain, peut-être encore.