Le ascenseur s’arrête au cinquième. Ding discret. J’ouvre ma porte, sac poubelle en main. Lui sort en premier. Robert. Mon voisin d’en face. Cheveux en bataille, chemise ouverte sur un torse encore bronzé de son week-end en Normandie. Il me voit. Sourire en coin. ‘Salut, Anonyme.’ Sa voix rauque. J’ai toujours été Anonyme pour lui. La voisine tranquille, celle qui dit bonjour poliment. Mais ce soir, ses yeux glissent sur mon legging moulant, mon débardeur fin. Mes tétons pointent sous le tissu. Tension immédiate. Couloir étroit, ampoule qui grésille. Un voisin passe au loin, porte claque étage du dessous. On se frôle. Son bras effleure ma hanche. Électricité. ‘T’es seule ce soir ?’ murmure-t-il. Je hoche la tête. Il hésite. Puis : ‘Entre une seconde, j’ai un truc à te montrer.’ Seuil franchi. Sa porte se referme. Clic du verrou. À deux mètres de chez moi. Le frisson me traverse.
À peine à l’intérieur. Son appart sent le tabac froid et l’après-sexe. Il me plaque contre le mur du couloir. Bouche sur la mienne. Baiser vorace. Langues qui s’emmêlent. Ses mains sous mon haut, pincent mes seins. ‘Putain, t’es bonne.’ Voix basse, râpeuse. Je gémis softly. Risque total. Voisins de droite, famille bruyante. Gaffe aux bruits. Il descend. Tire mon legging. Cul à l’air. Doigts dans ma fente déjà trempée. ‘T’attendais ça, hein ?’ Je hoche. ‘Baise-moi, Robert. Vite.’ Il rit sourd. Me retourne. Face à la fenêtre. Vue sur la cour intérieure. Lumières allumées chez les autres. On pourrait nous voir. Sa bite sort. Dure, veinée. Frotte mon clito. Puis pousse. Un coup sec. Je mords mon poing pour étouffer le cri. Con rempli. Chaud, épais. Il pilonne. Fesses claquent softly contre son bassin. ‘T’es serrée, salope.’ Dialogues sales, chuchotés. ‘Plus fort… mais chut.’ Ses mains sur mes hanches. Doigts qui s’enfoncent. Je cambre. Regarde par la vitre. Une ombre bouge en face. Voisin au téléphone ? Adrénaline explose. Il accélère. Queue qui frotte mes parois. Boule au ventre. ‘Je vais jouir.’ Moi d’abord. Orgasme mute. Corps tremble. Jambes flageolent. Il suit. Grognement étouffé. Jet chaud dans mon cul. On reste collés. Sueur. Cœurs battants.
L’approche sur le palier : tension électrique
Il se retire. Sperme coule le long de ma cuisse. Kleenex rapide. ‘Incroyable.’ Sourire complice. Je rajuste legging. Porte s’ouvre. Couloir vide. Silence. Je traverse les deux mètres. Pieds nus sur carrelage froid. Oreille tendue. Pas de bruit. Ma porte. Clé tremble légèrement. Dedans, lumière tamisée. Miroir du hall. Visage rougi, lèvres gonflées, peau qui brûle encore. Chatte pulse. Je m’assois. Souffle court. Dehors, ascenseur redémarre. Bruit familier. Lui, de l’autre côté, redevient le célibataire lambda. Moi, la voisine sans histoires. Livres sur table, thé infusé. Mais sous la peau, le feu. Le secret du palier. Prochaine fois ? Le frisson m’attend déjà.