Minuit sonné. L’ascenseur s’arrête au troisième. Grincement familier. Je suis derrière ma porte, oreille collée au bois. Alain et Claire rentrent de leur soirée. J’ai tout entendu ces derniers jours : rires, gémissements filtrant des murs. Échangistes, ils disent. Moi, Anonyme, je bande l’oreille depuis des semaines. Mon secret : Alain. Le mari parfait, costaud, qui me fixe dans l’escalier.
Ce soir, je guette. Porte des voisins claque. Pas de Claire. Alain traîne sur le palier, clé en main. J’ouvre ma porte d’un coup. Poubelle en main, prétexte bidon. Nos yeux se verrouillent. Son polo tendu sur ses pecs, odeur de sueur et vin rouge. ‘Salut, voisine’, murmure-t-il, voix rauque. Le couloir est vide. Lumière jaunâtre clignote. Un voisin tousse deux étages plus bas.
L’Approche sur le Palier
‘Ta soirée était chaude ?’, je glisse, gorge sèche. Il sourit, carnassier. ‘Claire dort déjà. Et toi, seule ?’ Tension monte. Mes cuisses serrent. Frisson du risque. À trois mètres de chez lui. ‘Entre une seconde’, je souffle. Il hésite, jette un œil à sa porte. Puis franchit le seuil. Mon cœur cogne. Rideau tiré à peine. Vue sur la cour intérieure, fenêtres allumées chez les autres.
Porte refermée, clic discret. Il me plaque direct contre le mur. Mains sur mes hanches. ‘Putain, t’es bonne, Anonyme’, grogne-t-il bas. Je sens sa queue durcir contre mon ventre. Robe légère, rien dessous. Ses doigts remontent, pincent mes tétons à travers le tissu. Je gémis, étouffé. ‘Chut, les murs sont fins.’ Bruit d’ascenseur au loin. Quelqu’un monte ?
Il déchire ma culotte d’un geste. Doigts en moi, trempée déjà. ‘T’attendais ça, salope de palier ?’ Je hoche, mordant ma lèvre. Le pousse vers le salon. Fenêtre grande ouverte sur la nuit. Rideaux dansent. En face, silhouette chez les vieux. On s’en fout. Il baisse son froc. Queue épaisse, veinée, sortie tout juste de leur partouze. Je m’agenouille. Goutte perle au gland. Je l’avale, gorge profonde, sans bruit. Glouglous étouffés. Sa main sur ma nuque guide.
L’Explosion et la Disparition
Il me relève, me retourne. Face à la fenêtre. ‘Regarde les voisins, baise-moi là.’ Il écarte mes fesses. Crachat rapide. Pénètre d’un coup sec. Ahanement rauque, main sur ma bouche. ‘T’es serrée, pute du quartier.’ Va-et-vient lents, puis furieux. Peau claque doucement. Sueur coule. Mes seins ballottent contre la vitre froide. Vue floue : un couple en bas, fume. Risque total. Claire pourrait se réveiller.
‘Plus fort, mais tais-toi’, je halète. Il accélère, doigts sur mon clito. Orgasme monte, spasmes. Je tremble, mouille ses couilles. Il grogne : ‘Je vais te remplir.’ Jets chauds en moi. Tremblements. On reste collés, pantelants. Bruit de clé dans le couloir. Panique. Vite, il se retire. Sperme coule le long de mes cuisses.
‘File’, je chuchote. Il rajuste, bisou volé. Ouvre la porte sur le noir. Traverse le palier en trois pas. Chez lui, verrou. Moi, je ferme. Pieds nus sur carrelage froid. Peau brûle encore. Miroir : cheveux en bataille, lèvres gonflées, rougeurs aux hanches. Eau rapide sur le sexe. Odeur de lui persiste. Retour à la normale. Thé, lumière tamisée. Demain, bonjour banal dans l’ascenseur. Personne ne sait. Mon immeuble, mon terrain de jeu. Prochaine fois ? L’ascenseur s’arrête déjà.