Le palier est désert ce soir-là. Marc est en déplacement, comme souvent. J’entends la porte de Pierre s’ouvrir, ses pas lourds dans le couloir étroit. Mon cœur cogne déjà. Je sors ‘par hasard’, enfilant ma jupe trapèze courte, sans culotte dessous, comme il aime. Nos regards se croisent. Électrique. ‘Sophie ?’ murmure-t-il, la voix rauque. L’ascenseur vibre au loin, un étage plus bas. Quelqu’un monte. On se plaque contre le mur, corps collés. Sa main frôle ma cuisse, remonte. Je sens son souffle chaud sur ma nuque. ‘Carole est pas là ?’ je chuchote. ‘Non, jusqu’à demain.’ La tension monte, insoutenable. Bruits de voisins : une télé qui hurle à travers la cloison, un enfant qui pleure. On s’en fout. Il m’attrape la main, ouvre sa porte d’un coup de pied. Seuil franchi. À trois mètres de chez moi.
La porte claque doucement. On se jette l’un sur l’autre. Sauvage. Ses lèvres écrasent les miennes, langue invasive. Je gémis bas, étouffé. ‘T’es trempée déjà,’ grogne-t-il en glissant deux doigts en moi. Je mords son épaule pour pas hurler. Il me plaque contre la commode de l’entrée, jupe relevée. Sa queue dure contre mon ventre. ‘Baise-moi fort, Pierre, vite.’ Il me soulève, jambes autour de sa taille. Pénètre d’un coup sec. Aah. Plein, brûlant. Coups de reins brutaux, le meuble cogne le mur. Boom, boom. Rythme animal. ‘Chut, les gosses entendent,’ je souffle. Fenêtre grande ouverte sur la rue, lumières des voitures qui passent. Risque total. Ses mains pétrissent mes fesses, un doigt tease mon cul. Je jouis vite, spasme violent, ongles dans son dos. Il accélère, sale : ‘Ta chatte est à moi, voisine.’ Éjac en moi, chaud, profond. On halète, suants, collés.
L’Approche sur le Palier
Il se retire, sperme coule le long de ma cuisse. Je rajuste ma jupe, tremblante. ‘Faut y aller.’ Couloir silencieux maintenant. Ascenseur s’arrête un étage plus bas, ding. On se sépare. Je traverse les trois mètres, clé dans la serrure. Peau qui brûle encore, sexe palpitant. J’entre chez moi, lumière tamisée. Miroir : joues rouges, lèvres gonflées. Sourire coquin. Personne ne sait. La voisine tranquille reprend sa place. Demain, on se croisera à l’apéro avec les autres, sourires innocents. Mais sous la table, sa main effleura ma jambe. Le frisson continue.