Le palier étroit de notre immeuble en haute ville de Granville craque sous mes talons. Minuit passé. J’entends la porte d’à côté s’ouvrir, ce grincement familier. Jérôme sort, sac poubelle en main. Nos regards se croisent. Tension électrique. Son sourire carnassier. ‘Anonyme, toujours aussi sexy en robe de chambre.’ Je rougis, mais mon corps répond déjà. Le couloir sent le vieux bois et la mer. Un voisin tousse deux étages plus bas. L’ascenseur s’arrête au rez-de-chaussée, ding discret. Il s’approche, colle son bassin au mien. ‘Viens, cinq minutes chez moi.’ Mon cœur cogne. Frisson du risque. Porte ouverte, lumière tamisée de l’escalier qui filtre. Je franchis le seuil, porte entrouverte derrière moi. Adrénaline pure.
À peine à l’intérieur, il me plaque contre le mur du vestibule. Mains partout. Robe relevée d’un coup. ‘T’es trempée, salope de voisine.’ Voix basse, rauque. Je gémis étouffé, main sur la bouche. Ses doigts forcent ma culotte sur le côté, plongent direct. Mouillé, brûlant. Je griffe son dos. ‘Baise-moi fort, mais chut.’ Il sort sa queue raide, énorme. Me soulève, jambes autour de sa taille. Pénètre d’un coup sec. Ahanement muet. Couloir silencieux, mais un bruit de pas lointain. On s’immobilise, queue pulsant en moi. Reprise bestiale, coups de reins sourds. Plancher qui grince faiblement. Vue par la fenêtre : lumières du port clignotent. Son gland tape mon fond, jus coule sur mes cuisses. ‘Ton cul de voisine me rend dingue.’ Je mordille son épaule pour ne pas hurler. Orgasme monte, muscles serrés. Il accélère, sueur mélangée. ‘Je vais te remplir.’ Explosion. Il jouit en grognant bas, sperme chaud gicle profond. Moi aussi, spasmes violents, étouffés dans son cou. Sensations viscérales : chair qui palpite, odeur de sexe et de sel marin.
L’Approche sur le Palier
Corps encore tremblants, il me repose. Culotte trempée, jambes flageolantes. Baiser rapide, sale. ‘À la prochaine, Anonyme.’ Je sors, porte claque doucement. Traverse le couloir vide. Bruits normands : vague au loin, chat qui miaule en bas. Peau brûle, jus coule encore. Entends télé voisine allumée. Je rentre chez moi, verrouille. Miroir : cheveux en bataille, lèvres gonflées, rougeurs sur cou. Redeviens la voisine tranquille, celle qui bosse tard sur ses croquis. Lit froid m’attend, mais chatouilles intimes persistent. Secret du quartier. Frisson du palier. Demain, même jeu.