Le couloir de l’immeuble sent le repas du soir. Poulet rôti chez les Dubois au 3e. J’attends l’ascenseur, clé en main, après une journée banale. Mes talons claquent sur le carrelage usé. Bruit de pas derrière moi. C’est lui. Le voisin du 4B. Grand, tatoué, regard qui déshabille. On se croise depuis des mois. Saluts muets, sourires en coin. Ce soir, ses yeux s’attardent. ‘T’attends l’ascenseur ?’ Voix grave, basse. Je hoche la tête, cœur qui cogne. L’ascenseur arrive, portes grinçantes. On monte ensemble. Silence lourd. Son parfum boisé envahit la cabine. À l’étage, il sort. Moi aussi. Palier désert. Nos portes côte à côte. Il se retourne. ‘Entre une seconde.’ Pas de question. J’hésite. Bruit de télé chez la vieille du 4A. Risque maximum. Je franchis son seuil. Porte claque doucement.
À peine dedans, sa main sur ma nuque. Bouche sur la mienne. Baiser vorace. Goût de bière et désir brut. Il me plaque contre le mur du couloir d’entrée. Ses doigts sous ma jupe, direct sur ma culotte. ‘T’es déjà mouillée, salope.’ Voix rauque, chuchotée. Je gémis bas. Peur des voisins. Il déchire le tissu. Doigts en moi, rudes. Je mords sa lèvre pour ne pas crier. On titube vers sa chambre. Vue par la fenêtre : lumières des apparts d’en face. Quelqu’un pourrait voir. Il me jette sur le lit. Chemisier arraché. Seins libres. Il suce un téton, mord. Douleur-plaisir. ‘Écarte les cuisses.’ J’obéis. Sa queue sort, énorme, veinée. Pas de capote. Risqué. Il s’enfonce d’un coup. Je m’arc-boute. ‘Chut, ta gueule.’ Il pompe fort. Lit qui grince. Bruits étouffés par l’oreiller que je mords. Sa main sur ma gorge, légère pression. ‘T’aimes ça, hein ? Me faire dans l’immeuble.’ Oui. Adrénaline pure. Il accélère. Paume sur mon cul. Fessée sèche. Brûlure vive. ‘T’es ma voisine pute.’ Dialogues sales, souffles chauds. Mon clito pulse. Orgasme monte. Il me retourne. Levrette face à la fenêtre. Rideaux tirés à moitié. Vue sur le parking. Voix basse : ‘Regarde en bas, si on te mate.’ Je jouis violemment. Corps secoué. Il grogne, se vide en moi. Chaud, collant.
L’Approche : Tension au Palier
Il se retire. Sperme coule sur mes cuisses. Je halète. Il allume une clope. ‘File, avant que les voisins pigent.’ Je me rhabille vite. Culotte déchirée en boule dans ma poche. Jupe froissée. Il m’embrasse vite. ‘À la prochaine, Anonyme.’ Je sors. Couloir froid. Bruits normaux : toux du 4C, chasse d’eau au 5e. Je traverse, dos droit. Clé dans ma porte. Tourne. Dedans, safe. Peau qui brûle encore. Marque de main sur fesse. Chatte endolorie, pleine de lui. Miroir : cheveux en bataille, lèvres gonflées. Sourire secret. Demain, saluts au palier. Personne ne sait. Vie tranquille reprend. Mais le frisson reste. À quelques mètres.