Lundi matin. Brouillard épais comme un linceul autour de l’immeuble. J’ouvre ma porte, Anonyme, la voisine discrète. Le couloir sent le café froid et l’humidité. Bruits de pas. Porte d’en face grince. Bruno sort. Son col roulé effiloché, sa pomme à la main. Nos yeux se croisent. Cœur qui cogne. Il attend le tram, comme moi. ‘Bonjour’, murmure-t-il, voix rauque. Je hoche la tête, gorge sèche. On descend l’escalier ensemble. Ses épaules frôlent les miennes. Frisson monte. À l’arrêt, sous le banc, Mathilde est là. Son sourire rare. Attente interminable. 7h40. Téléphone muet. Bruno croque sa pomme, jus coule sur son menton. On parle. Euthanasie, extrême-onction, cimetière en face. Rame Aphrodite passe. Nus, baisent à fond. Mon cul chauffe. Julien m’a larguée. Bruno me fixe. ‘Fiévreuse ?’ Brouillard s’épaissit. 9h30. Je tremble. ‘Rentrons’, dit-il. On remonte. Ascenseur coincé au rez-de-chaussée. Couloir vide. Sa porte entrouverte. Je franchis le seuil. Adrénaline pure.
Porte claque. Son appart minuscule, vue sur l’arrêt embrumé. Croix dorée brille. Il me plaque au mur. ‘T’es à moi maintenant’. Bouche sur la mienne, langue invasive. Mains sous mon imper. Jupe relevée d’un coup. Cul nu contre plâtre froid. ‘Chut, voisins entendent tout’. Son doigt glisse dans ma fente trempée. ‘T’es déjà prête, salope de quartier’. Je gémis bas. Bite dure contre ma cuisse. Col roulé descend. Tétons durs. Je les pince. Il grogne. ‘À genoux’. Je m’exécute. Zip ouvert. Queue raide, veinée. Odeur musquée. Je l’avale. Gorge profonde. Il empoigne mes cheveux. ‘Suce comme une pute pieuse’. Bruits de marteaux-piqueurs dehors. Voisins claquent des portes au-dessus. On étouffe tout. Il me relève. Contre fenêtre. Brouillard cache l’arrêt. ‘Regarde, la rame pourrait passer’. Pantalon aux chevilles. Il me pénètre d’un coup. Chatte éclatée. ‘Oui, baise-moi fort’. Coups de reins violents. Paume sur bouche. ‘Pas un cri’. Seins rebondissent. Sueur coule. ‘Ton cul est à croquer’. Doigt dans l’anus. Double plaisir. Je jouis, spasmes étouffés. Il accélère. ‘Prends ma semence’. Éjac dans les tripes. Chaud, collant. On halète. Corps collés.
L’Approche : Tension sur le Palier
Il se retire. Foutre coule sur cuisses. Je rajuste jupe. Peau brûle encore. ‘Va, avant qu’on nous voie’. Porte s’ouvre. Couloir silencieux. Bruits d’enfants à l’école voisine. Je traverse. Clé tremble dans serrure. Chez moi. Miroir : joues rouges, lèvres gonflées. Sourire secret. Personne ne soupçonne. La voisine tranquille reprend son rôle. Mais ma chatte palpite. Souvenirs gravés. Prochaine attente au tram ? Peut-être plus. Frisson du palier m’attend.