Le palier est étroit, sent le tabac froid et l’humidité des vieilles pierres. J’entends l’ascenseur qui grince, s’arrête au troisième. C’est lui. Mon vieux célibataire endurci, celui qui me file des billets au black chaque samedi. Je sors mes poubelles pile au bon moment. Nos regards se croisent. Ses yeux fatigués s’attardent sur mes hanches larges, mes cuisses épaisses sous le jean usé. Je souris à peine, effacée comme toujours. Mais dedans, ça bouillonne.
“Léonie, entrez donc, j’ai fini tôt aujourd’hui.” Sa voix rauque, essoufflée par l’escalier. Le cœur qui cogne. Les voisins du dessous claquent leur porte, des pas lourds dans le couloir. Risque zéro ? Non. Tout est danger ici. Je franchis le seuil. Odeur de solitude masculine, papiers en vrac, lit défait en haut. Il referme derrière moi. Clic de la serrure. Tension électrique. Je monte à l’étage, sans un mot. Il suit, haletant. Dans sa chambre, je craque. Je vire mon pull, pantalon. Bas noirs, porte-jarretelles, culotte dentelle. Je m’allonge sur son lit froissé. “Je vous attendais. Surprise.”
L’Approche : Tension sur le Palier
Ses yeux s’écarquillent. Il bafouille. Je décale ma culotte, montre ma toison noire, drue comme mes sourcils. “Tu me veux ?” Voix basse, murmure rauque. L’ascenseur bourdonne à nouveau, portes qui s’ouvrent en bas. Quelqu’un monte. On se fige. Il s’approche, main tremblante sur ma cuisse. Chair de poule. Ses doigts glissent dans ma fourrure humide. Je gémis doucement, étouffé. “Chut, les murs sont fins.”
Il lit mes lettres coquines, celles de sa boîte. Ça l’a chauffé. Moi aussi. Première fois que je trompe le mari depuis dix ans. Revanche. Il descend, langue sur ma corolle. Odeur musquée, intime. Je m’ouvre, chairs gonflées. Sa bouche aspire, langue fouille. Vagues de plaisir. Fenêtre entrouverte : klaxons rue en bas, volets claquent chez la concierge. Je mords mon poing pour ne pas hurler. Spasmes arrivent, corps arc-bouté. Rugissement étouffé, gorge serrée. Jouissance viscérale, cuisses tremblantes autour de sa tête.
L’Explosion et la Disparition : Plaisir Brutal et Retour Invisible
“Baise-moi maintenant.” Voix basse, suppliante. Il enfile la capote, table de nuit. Missionnaire d’abord. Ses yeux sur mes sourcils épais. Je ferme les miens, révulsés. Bite dure, profonde. Coups lents, puis frénétiques. Mur mitoyen vibre légèrement – voisins regardent la télé. On rit nerveux. “Plus fort, mais tais-toi.” Levrette ensuite. J’encaisse, fesses offertes. Ses mains sur mes hanches larges. Boutoirs bestiaux. Gémissements rauques, animaliers, contre l’oreiller. Par la fenêtre, vue sur le parking : sa bagnole cabossée, celle du couple du 2e qui rentre. Adrénaline pure. On jouit ensemble, cris mordus, corps secoués. Sperme pulsé, chatte qui convulse.
Épuisés, câlin sous draps moites. Sieste collante. Réveil : peau qui brûle encore. “C’était bon.” Soupir partagé. Il parle de mon mari infidèle. Moi, de mon besoin. Mais c’est fini. Je me rhabille vite. Culotte trempée, bas froissés. Bisou furtif. “À samedi, pour le ménage.” Sourire complice.
Je sors. Couloir sombre, ampoule qui grésille. Pas légers, discrets. Porte d’en face s’entrouvre – la vieille curieuse ? Non, rien. J’ouvre chez moi, deux mètres plus loin. Clac. Redevenue Léonie l’effacée, sourcils épais, crinière châtain. Cuisses endolories, sexe palpitant. Le mari rentre ce soir, banal. Mais ma peau garde son odeur, son sel. Frisson du palier, encore. Prochaine fois ? Vendredi, RTT surprise. Le jeu continue.