Dimanche matin. Soleil doux sur la pierre de l’immeuble. Je descends à la cave, lampe torche en main. Besoin de vis pour mon étagère. Couloir humide, chaudière qui ronronne comme un chat en rut. Lumière qui clignote, s’éteint. Noir total. Un juron masculin. C’est lui, le nouveau voisin. Croisé hier dans l’escalier, robe à fleurs, regards complices.
— Ouh ouh ? J’appelle, voix un peu tremblante.
L’Approche : Tension dans le noir des couloirs
— Oui, ici, ma cave. Lumière morte, tête cognée.
On rit. Il chante Michel Blanc pour me guider. “Quand te reverrai-je…” Ma lampe éclaire ses pompes. Je vise son visage, clic, morte. Piles crevées. Sa main attrape la mienne. Chaleur ferme. Odeur de peau propre, mâle. Pas de parfum. On avance collés, doigts contre mur gluant. Bruits lointains : porte qui claque au rez-de-chaussée, ascenseur qui grince deux étages plus haut. Voisins qui bougent. Adrénaline.
— Vous sentez bon, je murmure, nez dans son cou.
— Vous aussi.
Silence lourd. Son souffle sur mon oreille. Mains sur mes fesses, tissu robe qui froisse. Cuisses nues. Bite dure contre ma jambe. Je bande les muscles. Folle excitation. À quelques mètres de nos caves, vies tranquilles au-dessus.
Il tombe à genoux. Tête sous robe. Culotte tire-bouchon, jetée dans noir. Souffle chaud sur poils. Langue fouille chatte dégoulinante. Gémis bas, étouffé. Peur des échos. Chaudière couvre un peu. Doigts en moi, crochus. Hanches en avant, écrasé son visage. Pieds cambrés sur pierre froide. Plaisir monte, brûlant.
Lumière jaillit. Orgasme explose. Cuisses tremblent, jus coule sur menton. Épaules au mur, jambes écartées. Honte subite. Sa langue lèche encore, tendre. Je pousse, il bascule. Culotte visible, au sol. Rouge furieuse. Fuis sans voir son visage.
L’Explosion : Plaisir sauvage contre le mur humide
— Où allez-vous ?
Courir. Inscriptions blanches sur murs. Escalier vite. Bruits oiseaux dehors, cris enfants cour. Portes claquent. Silhouette descend : lui, contre-jour.
— Bonjour ! Vu quelqu’un ?
— Non.
— C’est Manu, votre voisin.
Je rougis. Il rit, descend crier à son pote. Soleil m’éblouit dehors. Lampe oubliée. Peau qui brûle encore, chatte palpitante. Retour chez moi, couloir vide. Porte paliers, voisins passent, sourires polis. Je suis Anonyme. Voisine sage. Culotte neuve, robe lisse. Mais dedans, frisson reste. Prochaine panne, peut-être.
Traverser palier, clé tremble. Ascenseur s’ouvre vide, je monte seule. Vue par fenêtre : arbres fleurs, quartier calme. Odeur de lui sur moi. À quelques mètres, sa cave. Risque permanent. J’en veux plus.