L’ascenseur grince au 5e étage. Je reconnais le bruit familier, ce couinement rouillé qui vibre dans le couloir étroit. C’est lui, Jacques, de retour du boulot. Clémence, la stagiaire qu’il héberge pour son BTS, doit déjà être rentrée. J’hésite une seconde derrière ma porte. Puis j’ouvre, prétexte les ordures à descendre. Le palier est désert. Ses pas lourds claquent sur le carrelage usé. Nos yeux se verrouillent. Tension immédiate. Son sourire en coin, carnassier. “Bonsoir voisine”, murmure-t-il, voix rauque. Je m’approche, hanches balancées. Odeur de métro et de sueur masculine me frappe. Un voisin tousse derrière le mur mitoyen. On se fige. Silence. Sa main effleure ma cuisse sous la jupe. Pas de culotte, comme toujours pour lui. “Clémence dort ?” je chuchote. “Dans sa chambre, crevée du stage”. Le cœur cogne. L’adrénaline monte. Porte de son appart à deux mètres. Il pousse la mienne du coude. Non, la sienne. Seuil franchi en un souffle. Dedans, rideaux tirés, lumière tamisée du salon. Vue par la fenêtre sur la cour sombre, lumières des apparts d’en face. Risque total.
La porte claque à peine, verrou tourné sans bruit. Il me plaque contre le mur froid du couloir. Bouche sur la mienne, langue invasive, goût de bière du midi. Mains partout. Il remonte ma jupe, trouve ma chatte déjà trempée. “Salope, t’attendais ça ?” grogne-t-il bas. “Chut, Jacques, elle va entendre”. Un rire étouffé. Ses doigts écartent mes lèvres, pincent le clito. Je gémis dans sa paume. Il défait sa ceinture, zip qui descend trop fort. Bite dure jaillit, veinée, prête. Je la saisis, branle vite. Il me soulève une jambe, appuie son gland contre mon entrée ruisselante. Pousse d’un coup. Pleine. Aucune douceur. Coups de reins secs, bestiaux. Mur tremble légèrement. Bruits de vaisselle chez les voisins de droite. On s’arrête net. Souffles haletants. Puis reprend, plus sauvage. “Baise-moi fort, mais pas un cri”, je supplie voix basse. Sa queue me remplit, frotte les parois sensibles. Sueur coule entre nos corps collés. Mes ongles dans son dos. Il pince mes tétons durcis sous le soutif. Vue par la vitre : silhouette bouge dans l’appart d’en face. Voyeur potentiel. Excitation décuple. Je contracte autour de lui, le serre. Dialogues sales chuchotés : “Ton con est une furnace, Anonyme”. “Gicle dedans, remplis-moi”. Vitesse folle. Ses couilles claquent doucement contre mes fesses. Orgasme monte, irrépressible. Je mords son épaule pour étouffer le hurlement. Il grogne, se raidit, pulse chaud en moi. Jets puissants. Je jouis avec, cuisses tremblantes, jus qui coule déjà.
L’Approche
On se sépare, pantelants. Il remet son pantalon, moi ajuste jupe poisseuse. Écoute : couloir muet, pas de Clémence. Odeur de sexe imprègne l’air. Porte s’entrouvre. Palier vide. Je traverse les trois mètres pieds nus, chatte palpitante, sperme tiède glisse le long des cuisses. Ma porte. Verrou. Dedans, le calme retombe. Miroir : joues rouges, lèvres gonflées, cheveux en bataille. Peau brûle encore, brûlure vive du plaisir volé. Dehors, ascenseur redémarre, emporte un voisin anonyme. Moi, je redeviens la fille tranquille, celle qui dit bonjour poliment. Mais dedans, le feu couve. Prochaine fois, même risque, même frisson. Jacques, mon secret du palier.