Deux heures du mat. J’entre dans l’immeuble, Parque sans œil, masque de Parque pendouillant à mon cou. Maquillage noir coule sur mes joues, traces de larmes et de rimmel. Halloween est mort. Son corps encore chaud sur la couverture du véto. Le couloir sent le renfermé, l’urine de chat du 3e. L’ascenseur grince, s’arrête au 4e. Mon palier. Portes closes. Bruits étouffés : télé allumée chez les vieux du fond, ronflements.
J’avance, clé en main. Tremblante. Chagrin qui cogne. Soudain, porte d’à côté s’entrouvre. Daniel. Mon vieux pote déco de la soirée. Cheveux en bataille, t-shirt froissé. Il sort fumer une clope, vêtu d’un bas de jogging gris. Nos regards se croisent. Intensément. Il sait. Pour le chien. J’ai dû lui envoyer un texto en panique.
L’Approche : tension au palier
« Anonyme ? Putain, t’es dans quel état. Entre, viens. » Sa voix basse, rauque. Le frisson monte. À deux mètres de chez moi. Le palier vide, lumière jaunâtre qui clignote. Je hésite. Odeur de sa clope, mélangée à son parfum boisé. Tension électrique. Mon cœur bat fort. Je franchis son seuil. Porte claque doucement derrière nous. Plus de retour.
Dans son appart. Identique au mien, miroirs inversés. Cuisine ouverte, bouteilles vides de la fête. Il ferme à double tour. Se retourne. M’attrape par la taille. « Laisse-moi t’aider à oublier ce chien de merde. » Sa bouche sur la mienne. Dure, affamée. Je gémis. Mains qui glissent sous mon déguise froissé.
On bascule direct. Lui contre le mur du couloir. Mon dos au placard. Sa bite déjà dure contre mon ventre. À travers le jogging. Je tire dessus. Elle jaillit, épaisse, veinée. Odeur musquée. Je la saisis. Pompe vite. Il grogne. « Salope de voisine, t’en as besoin. » Voix basse. Peur des voisins. Mur mitoyen fin comme du papier.
Il me soulève. Jambes autour de sa taille. Robe relevée. Cul à l’air. Pas de culotte, oublié sous la fatigue. Doigts qui écartent ma fente trempée. « T’es déjà prête, putain. » Il enfonce deux doigts. Je mords son épaule pour pas hurler. Bruits de succion. Mouille qui goutte par terre.
L’Explosion : plaisir viscéral à quelques mètres de chez moi
Sur son lit. Matelas qui grince. Fenêtre ouverte sur la cour intérieure. Lumières des apparts d’en face. On pourrait nous voir. Adrénaline pure. Il me plaque à quatre pattes. Fesse en l’air. Langue sur mon trou. Lécher large. Je pousse le cul vers lui. « Bouffe-moi, Daniel. » Il claque ma fesse. Rougeur immédiate.
Sa queue pousse. En un coup. Profond. Me remplit. Je m’étouffe sur l’oreiller. Coups de reins violents. Paume contre paume. Peau qui claque étouffée. « Plus fort, baise-moi comme une chienne. » Mur qui vibre. Voisins du dessous doivent entendre. Son gland tape mon col. Vagues de plaisir. Suée. Odeurs de sexe, sueur, chien encore sur mes fringues.
Je jouis la première. Cuisses qui tremblent. Chatte qui serre. Il explose dedans. Chaud. Épais. Giclements. On s’effondre. Haleine lourde. Cinq minutes chrono. Sauvage.
Il se retire. Sperme coule sur mes cuisses. Je me rhabille vite. Robe froissée. Pas de douche. Il m’embrasse. « Reviens quand tu veux, voisine. » Je sors. Couloir froid. Pieds nus sur carrelage glacé. Bruit de mes pas étouffés. Clé dans ma porte. Tourne. Entrée. Odeur familière d’Halloween absent. Peau qui brûle encore. Chatte endolorie. Sourire en coin. Personne ne sait. La voisine tranquille reprend sa vie. Mais ce frisson… irrésistible.