Le palier du troisième étage pue le vieux tabac et la peinture écaillée. L’ascenseur grince en s’arrêtant au deuxième, des pas traînant claquent sur le béton. Mon cœur cogne. J’ajuste ma jupe courte, celle qui moule mes fesses. La porte d’Adrien s’entrouvre. Torse nu, muscles saillants après sa nuit de train. Ses yeux me dévorent. ‘Anonyme, rentre vite, le voisin du quatre est rentré.’ Sa main calleuse glisse sur ma hanche. On franchit le seuil. Le couloir vibre encore d’une toux rauque derrière la cloison. Tension électrique. Son souffle chaud dans mon cou. ‘T’es déjà prête pour moi ?’ Je hoche la tête, gorge sèche. La porte claque doucement. Vue par la fenêtre : la rue animée, le restaurant en bas bourdonne de clients. Risque total, à dix mètres de mon appart.
Ses lèvres écrasent les miennes. Langue vorace. Je gémis bas, main sur sa bite qui durcit sous le jean. ‘Chut, murmure-t-il, Irène sert en bas, elle entend tout.’ On titube vers la chambre. Lit défait, odeur de sueur masculine. Il arrache mon polo. Soutien-gorge noir saute. Seins libres, tétons durs comme cailloux. Il les pince, suce fort. Je mords ma lèvre. Bruits dehors : un camion klaxonne, voisin tape du pied. ‘À quatre pattes, salope du palier.’ Je obéis, cul cambré. Jupe relevée, culotte arrachée. Sa langue fouille ma chatte trempée. ‘T’es une fontaine, Anonyme.’ Je halète, étouffe dans l’oreiller. Doigts en moi, crochetant le point G. Vue par la vitre : un piéton passe, ignore notre vice.
L’Approche sur le Palier Sombre
Il se redresse. Zip claque. Bite raide, veinée, sortie. ‘Suce-moi, mais pas un bruit.’ Bouche grande ouverte, je l’engloutis. Goût salé, précum. Il grogne sourd, main dans mes cheveux. ‘Putain, ta gorge est un étau.’ Puis il me plaque au matelas. Jambes écartées. ‘Prête pour la saillie du voisin ?’ ‘Baise-moi fort, Adrien, mais tais-toi.’ Il s’enfonce d’un coup. Chatte distendue, plénitude brute. Coups de reins sauvages, lit grince. Je mords le drap. ‘Ton cul est à moi ce soir.’ Il crache, doigte mon trou serré. ‘Rappelle-toi notre serment, domaine réservé.’ Lentement, il pousse là. Boyau vierge pour les autres, feu pour nous. Douleur-lassitude, puis extase. ‘Vas-y, casse-moi le cul.’ Palmes claquent étouffées. Voisins marchent dehors, ascenseur bourdonne. On accélère. Sa main sur ma bouche. ‘Jouis pour moi, voisine.’ Explosion. Je convulse, spasmes muets. Il se vide, jets chauds au fond. Corps collés, sueur poisseuse.
On halète. ‘Faut que je file, papa m’attend.’ Il ricane. ‘Rentre chez toi la chatte en feu.’ Je m’habille vite. Culotte trempée jetée. Pantalon froissé. Baiser langoureux, rouge à lèvres étalé. Porte s’ouvre. Couloir vide. Pas feutrés. Ascenseur descend, je traverse. Main sur ma porte. Peau brûle encore, sperme coule le long des cuisses. J’entre. Miroir : cheveux en bataille, yeux brillants. Rideau tiré. Voisine anonyme de retour. Sourire en coin. Demain, même palier, même frisson.