L’ascenseur s’arrête au quatrième avec un grincement familier. J’en sors, sac de courses en main, le cœur qui cogne déjà. Il est là, Luc, mon voisin dentiste, sortant de son cabinet au rez-de-chaussée. On se croise souvent ces temps-ci. Ses yeux gris me transpercent. ‘Bonsoir Aline’, murmure-t-il, voix rauque. Je sens la chaleur monter. Le couloir est désert, mais les voisins sont proches. Monsieur Bastrou ronfle derrière sa porte. Je ralentis, nos regards s’accrochent. ‘Monte un instant ?’ souffle-t-il. Le palier empeste le risque. J’hésite, l’ascenseur vibre en bas. Et si quelqu’un appelait ? Mais mon corps dit oui. Je franchis son seuil, porte claque doucement. Son appart est juste là, même palier que le cabinet. Odeur de whisky et de bois ciré. Il me plaque contre le mur du couloir, à deux mètres de l’ascenseur.
Ses mains glissent sous ma jupe plissée, remontent mes bas à couture. Je porte ma lingerie fine, celle qui me rend folle. ‘T’es trempée déjà’, grogne-t-il à mon oreille. Je gémis bas, étouffé. Bruits de pas dans l’escalier ? Non, juste le vent. La fenêtre donne sur la cour intérieure, lumières des apparts allumées. On pourrait nous voir. Ça m’excite plus. Il défait sa ceinture, frottement sec. Son sexe dur contre ma cuisse. ‘Chut, les vieux d’en face entendent tout’, je chuchote. Il rit sourd. Mes seins jaillissent du chemisier, tétons durs comme cailloux. Il les pince, je mords ma lèvre. Le plaisir monte, viscéral, à quelques pas de chez moi.
L’Approche : Tension au cœur de l’immeuble
Il me soulève, culotte écartée. Je m’accroche à son cou. ‘Baise-moi là, vite et fort.’ Sa bite s’enfonce d’un coup, profonde, chaude. Je halète, voix basse, animale. ‘T’es une salope de voisine’, murmure-t-il, poussées brutales. Mon chatte l’aspire, contractions folles. Bruits de succion humides, étouffés par nos bouches. L’ascenseur s’ouvre en bas, ding ! On freeze. Pas monte, s’éloigne. Soulagement, explosion. Je jouis la première, spasmes violents, jus qui coule sur ses cuisses. ‘Putain, serre-moi plus’, gémit-il. Ses hanches claquent, sourdes. Vue par la fenêtre : rideaux qui bougent chez Bastrou. On rit nerveux. Il me remplit, sperme chaud qui gicle. Corps collés, sueur, tremblements. On reste là, pantelants, écoutant le silence de l’immeuble.
Il se retire, filet gluant sur ma jambe. ‘Va vite, avant qu’on nous grille.’ Je rajuste jupe, soutif. Porte s’ouvre sur le palier froid. Pas légers, cœur en vrac. Couloir interminable, ascenseur qui arrive. Je monte seule, peau qui brûle encore, culotte mouillée. Au quatrième, clé tourne. Mélanie dort. Je m’effondre sur le lit, odeur de lui partout. Dehors, bruits de la ville. Personne ne sait. Demain, je serai la veuve sage, libraire impeccable. Mais ce frisson du palier… irrésistible.