Le palier du troisième étage est désert ce soir-là. J’entends l’ascenseur qui s’arrête avec un ding familier. La porte s’ouvre. C’est lui, Sébastien, le type en déplacement qui squatte l’appart d’en face depuis une semaine. Chemise froissée, valise à la main. Nos regards se croisent. Tension immédiate. Mon cœur cogne. Je suis en robe légère, sortie jeter un sac poubelle. Lui, il fixe mes jambes. Un sourire complice. Comme au cinéma de l’histoire qu’on s’est racontée une fois, bourrés au bar du quartier.
Je reste plantée là. Le bruit d’un voisin qui tousse derrière sa porte. On se frôle en passant. Son bras effleure ma hanche. Électricité. ‘T’es rentrée tard?’, murmure-t-il. Voix rauque. Je hausse les épaules, joue la timide. ‘Et toi, encore en vadrouille?’. On rit bas. L’ascenseur redémarre en bas, grincements métalliques. Risque de croiser du monde. Il pose sa valise. Main sur la poignée de sa porte. ‘Entre une seconde, j’ai un truc à te montrer’. Mon pouls s’emballe. Je franchis le seuil. Porte claque doucement derrière nous.
L’Approche sur le Palier
À l’intérieur, odeur de voyage, lit défait. Vue sur la cour de l’immeuble par la fenêtre. Lumières des apparts voisins qui s’allument. On se regarde. Plus de mots. Il m’attire contre lui. Baiser vorace. Langues qui s’emmêlent. Ses mains sous ma robe. Pas de culotte, je sais ce que je veux. ‘Putain, t’es prête’, grogne-t-il à mon oreille. Je gémis bas. Couloir silencieux dehors. Un pas dans l’escalier. On se fige.
Il me plaque contre le mur près de la porte. Robe relevée. Doigts qui fouillent ma chatte trempée. Je mords sa lèvre pour ne pas crier. ‘Chut, les voisins’, souffle-t-il. Son regard animal. Je défais sa ceinture. Bite dure qui jaillit. Je la serre, la branle vite. Il halète. Ascenseur qui s’arrête au deuxième. Bruits de clefs. On s’immobilise. Rire nerveux. ‘Continue’, je murmure.
L’Explosion dans l’Appart d’en Face
Il me soulève. Jambes autour de sa taille. Capote enfilée à la va-vite. Il me pénètre d’un coup. Profond. Je griffe son dos. Coups de reins violents. Mur qui tremble légèrement. Gémissements étouffés dans son cou. ‘Baise-moi fort, mais tais-toi’. Sa queue me remplit. Chatte qui palpite. Vue par la fenêtre : silhouette d’un voisin qui fume en bas. Adrénaline max. Il me mord l’épaule. Sang. Douleur exquise. Je jouis la première, spasmes violents, jus qui coule.
Il accélère. ‘Ta chatte est un vice’. Je contracte autour de lui. Il explose en grognant bas. On reste collés, suants. Bruits du couloir : porte qui claque deux étages plus haut. Il me repose. Je rajuste ma robe. Peau qui brûle encore. Baiser tendre. ‘C’était dingue’. ‘Prochain coup, même endroit?’. Clin d’œil.
Je sors. Palier froid. Traverser deux mètres jusqu’à ma porte. Clef tremble dans la serrure. Bruit d’ascenseur qui monte. Je rentre vite. Rideau tiré. Corps endolori, morsure qui saigne un peu. Dehors, vie normale. Voisine anonyme. Personne ne sait. Mon mec rentre demain, comme d’hab en déplacement. On s’est mordus pour le souvenir. Frisson du quartier. À refaire.