Ce matin, la neige a tout figé. Léger duvet blanc sur le bitume du parking en bas de l’immeuble. Je sors mes poubelles, porte entrouverte. Le froid pique mes joues. Bruits étouffés : un voisin tousse au loin, l’ascenseur grince en descendant. Et lui, là. Sur le palier. Mon voisin d’en face, porte 12B. Chemise entrouverte, regard qui accroche le mien direct. Tension immédiate. Son souffle forme un nuage dans l’air glacé du couloir mal éclairé.
Je passe devant sa porte. Il murmure : « Froid, hein ? Entre une seconde. » Sa voix rauque, basse. Je sais ce que ça veut dire. Le cœur bat fort. Bruits du quartier : une voiture patine dehors, klaxon lointain. Les voisins du dessous rient à la télé. Je franchis le seuil. Porte claque doucement derrière moi. Son appart sent le tabac froid et le café. Fenêtre donne sur le jardin enneigé, branches lourdes. Il ferme les rideaux à moitié. Nos corps se frôlent déjà. Sa main sur ma hanche. « T’as rêvé de moi cette nuit ? » Je hoche la tête. La neige mute le silence dehors.
L’Approche sur le Palier Enneigé
Il m’attire contre le mur du couloir. Bouche sur la mienne, dure. Langue qui fouille. Mes seins contre son torse. Je sens sa bite gonfler à travers le jean. Bruits : l’ascenseur s’arrête un étage plus bas, portes s’ouvrent. On se fige. Rires d’enfants dans l’escalier. On reprend, plus affamés. Il glisse sa main sous mon pull. Doigts froids sur ma peau chaude. Tétons qui durcissent. « Chut », il souffle. Je gémis bas. Le palier dehors, à deux mètres. Frisson total.
On bascule dans son salon. Canapé usé face à la fenêtre. Neige colle aux vitres. Il me plaque dessus. Jeans virent à l’envers. Ma culotte arrachée d’un coup. Sa queue raide, veinée, sortie en un geste. « Suce-moi vite. » Je m’agenouille. Bouche autour, glissante. Il grogne : « Putain, ta gorge… » Bruits étouffés : voisins claquent une porte au-dessus. On sursaute. Il me relève, me retourne. Fesse nue contre son bassin. Bite qui pousse, frotte ma fente trempée. « T’es prête, salope de voisine ? » « Oui, baise-moi fort. Mais pas un bruit. » Il rentre d’un coup. Chatte qui l’aspire, pleine.
L’Explosion et la Disparition Silencieuse
Vagues de coups de reins. Sauvages, profonds. Paume sur ma bouche. Mes ongles dans ses cuisses. Sensations : chaleur humide qui gicle, sueur qui perle, odeur de sexe cru. Il murmure : « Ta chatte serre comme une folle. Imagine si on nous entend… » Je jouis la première, corps secoué, mordant le coussin. Il accélère. « Je vais te remplir. » Éjac secrète, chaude dedans. On halète. Vite, il sort. Sperme coule sur mes cuisses. Baisers rapides, essoufflés.
Il s’endort contre mon épaule, comme dans mon rêve de tout à l’heure. Vivaldi encore dans ma tête. Mais réalité : l’appart voisin vibre d’une télé. Je me rhabille en silence. Culotte en boule dans la poche. Peau qui brûle, cuisses poisseuses. J’ouvre la porte. Couloir désert, lumière blafarde sur la neige dehors. Pas un bruit. Je traverse les deux mètres jusqu’à chez moi. Clé tremble dans la serrure. Porte fermée. Rideau tiré. Je suis redevenue Anonyme, la voisine tranquille. Sourire aux lèvres. Le feu dans les reins dure encore. Demain, lundi, on se croisera à l’ascenseur. Comme si de rien.