C’est minuit passé. J’entends l’ascenseur qui grince au loin, s’arrête au troisième. Mon cœur cogne déjà. Je sors mes poubelles, porte entrebâillée, en nuisette légère qui moule mes seins. Le couloir est sombre, ampoule qui clignote au bout. Ses pas lourds approchent, traînants comme toujours après son boulot de nuit. Martin. Le voisin d’en face, costaud, regard sombre. Il sort de chez lui, clé en main, vêtu d’un vieux jogging tendu sur son paquet.
Nos yeux se croisent. Tension électrique. ‘Tard, hein ?’ murmure-t-il, voix rauque. Je hausse les épaules, jette un œil vers l’appart des vieux en bas, porte fermée mais on sait jamais. L’ascenseur bippe, repart vide. Frisson. Il s’approche, souffle chaud sur mon cou. ‘Viens vite, j’en peux plus.’ Sa main frôle ma hanche. J’hésite une seconde, l’odeur de son sueur m’enflamme. Je franchis le seuil. Porte claque doucement derrière nous. Le palier nous a vus, mais personne ne sait.
L’Approche
À peine dedans, il me plaque contre le mur de l’entrée. Ses lèvres écrasent les miennes, langue invasive. ‘T’es une salope, Anonyme, à te balader comme ça.’ Je gémis bas, mains dans ses cheveux. Le couloir dehors, un bruit de toux du voisin du bout. On se tait. Il soulève ma nuisette, doigts rudes sur ma chatte déjà trempée. ‘Pas de culotte ? Putain.’ Je griffe son dos. ‘Baise-moi fort, mais chut.’ Il baisse son jogging, sa bite épaisse jaillit, veinée, prête. Je mords sa épaule pour pas hurler quand il me pénètre d’un coup sec. Jambes autour de sa taille, on glisse vers le salon.
L’Explosion
Contre la fenêtre ouverte sur la cour, rideaux tirés à moitié. Lumières des apparts d’en face, ombres qui bougent. Il me pilonne sauvage, va-et-vient brutaux. ‘T’aimes quand je te défonce, hein ?’ souffle-t-il à mon oreille. ‘Oui, plus profond, fais-moi jouir.’ Ma chatte palpite autour de lui, jus qui coule sur mes cuisses. Il me retourne, face à la vitre. Mains sur la rambarde, il me prend en levrette. Paume sur ma bouche pour étouffer mes cris. Ses couilles claquent contre moi, rythme infernal. Odeur de sexe qui emplit la pièce. Un klaxon dans la rue en bas, on sursaute. Adrénaline décuple tout. Son doigt glisse dans mon cul, double pénétration qui me fait trembler. ‘Je vais gicler dedans.’ ‘Oui, remplis-moi.’ Il grogne, se raidit, jets chauds qui m’inondent. Mon orgasme explose en vagues, jambes flageolantes.
Il se retire, sperme qui dégouline. Je reprends souffle, peau moite. ‘File, avant qu’on nous grille.’ Je rajuste ma nuisette, un baiser rapide. Porte s’ouvre sur le couloir vide. J’avance pieds nus, cœur battant. Bruit de clé qui tourne chez lui. Mes pas feutrés, ascenseur qui arrive mais je l’ignore. Ma porte, enfin. Je rentre, verrouille. Miroir de l’entrée : cheveux en bataille, lèvres gonflées, cuisses luisantes. Je souris, innocente. Demain, salut poli au palier. Personne ne soupçonne. Ma peau brûle encore, chatte pulsant du souvenir. La voisine tranquille reprend sa vie. Mais ce soir, j’ai vécu.