L’ascenseur grince et s’arrête au quatrième. Cœur qui cogne. Je suis là, en nuisette fine, porte entrouverte sur le palier étroit. Odeur de peinture écaillée et de friture du dessous. Lui sort, le Canadien tatoué, t-shirt mouillé de sueur après son boulot bizarre. Nos yeux se croisent. Tension électrique. ‘Anonyme, t’attends qui comme ça ?’ Sa voix rauque. Je hausse les épaules, lèvres pincées. ‘Toi, peut-être.’ Il ricane, avance d’un pas. Bruit de clé dans l’appart d’en face. Mme Duval sort ses poubelles. On se fige. Elle passe sans nous voir, traîne son sac plastique. Il murmure : ‘Viens chez moi. Maintenant.’ Je franchis son seuil. Porte claque doucement. Plus de retour.
À peine dedans, ses mains sur mes hanches. Odeur de tabac froid et de musc. Il me plaque contre le mur, couloir sombre éclairé par l’ampoule qui clignote. ‘T’es une salope en secret, hein ?’ Je hoche la tête, attrape sa bite à travers le jean. Dure comme fer. ‘Baise-moi, mais chut. Les voisins entendent tout.’ Il déchire ma nuisette. Seins dehors, tétons durs. Sa bouche les avale, aspire fort. Je gémis bas, main sur sa bouche. ‘Plus fort, connard.’ Il baisse mon slip, doigts dans ma chatte trempée. ‘T’es prête, salope.’ Vue par la fenêtre : cour de l’immeuble, linge qui claque au vent, silhouettes au parking. Risque total. Il me soulève, jambes autour de lui. Bite qui pousse, épaisse, veinée. Entre d’un coup. Je mords son épaule pour pas hurler.
L’Approche
On bascule sur son lit défait, matelas qui grince. ‘Mets-la profond.’ Il pilonne, hanches claquant. Ma chatte l’aspire, jus qui coule sur ses couilles. ‘T’aimes quand je te défonce ?’ ‘Oui, putain, plus vite.’ Ses mains agrippent mes fesses, marquent la peau. Je chevauche, seins qui ballotent. Il suce un téton, mord. Plaisir monte, ventre qui se contracte. Bruits étouffés : aspirateur en bas, télé qui hurle un match. Ascenseur qui redémarre, ding lointain. Son regard sauvage. ‘Je vais jouir.’ Moi aussi. Vague qui monte. Sa queue gonfle. Je disparais d’un coup, corps traversé d’ondes. Il panique une seconde, baise l’air. Je reviens, chatte autour de lui. Ses mains : godemichés d’argent qui poussent. Douleur et extase. Il hurle bas, éjacule en moi. Chaud, épais. Je jouis, dématérialisée encore, flammes dans les yeux. On s’effondre, suants, collants.
Il se retire, sperme qui goutte sur le drap. ‘C’était dingue.’ Je me rhabille vite, nuisette déchirée nouée. ‘Faut que j’y aille.’ Traverser le couloir. Pieds nus sur le carrelage froid. Mme Duval referme sa porte, odeur de soupe. Je glisse ma clé, rentre chez moi. Rideaux tirés, lumière tamisée. Peau qui brûle encore, chatte qui palpite. Miroir : joues roses, lèvres gonflées. Personne ne sait. Juste la voisine tranquille. Demain, même jeu au palier.