C’est un mardi soir, tard. J’entends l’ascenseur s’arrêter au cinquième. Grincement familier des portes qui s’ouvrent. Pas lourds dans le couloir étroit. Lui. Sébastien. Mon voisin d’à côté. J’ai reconnu ses chaussures claquer sur le carrelage usé. J’ai le cœur qui cogne déjà. Vie tranquille en surface : boulot de bureau, courses au Franprix du coin, bonsoir poli aux autres locataires. Mais lui, depuis qu’il danse la salsa avec sa jeunette marocaine, ses nuits résonnent à travers les cloisons fines. Gémissements étouffés, lits qui cognent. Ça m’excite. Folle.
J’entrouvre ma porte. Juste assez pour qu’il me voie. Lumière du couloir jaunâtre éclaire son visage fatigué, chemise froissée, odeur de sueur et de parfum bon marché. Il sursaute. Sourit. ‘Bonsoir, Anonyme.’ Sa voix rauque. Tension électrique. Bruits d’à côté : le vieux du 5B tousse, télé braille un match. Risque total. ‘T’es rentré tard. Encore dansé ?’ Je murmure, poitrine serrée dans mon peignoir trop fin. Il s’approche. À deux pas de nos portes. Son regard descend sur mes seins. Durcit. ‘Ouais. Fadwa… et tout ça.’ Main sur le chambranle. Doigts qui frôlent les miens. Adrénaline pure. L’ascenseur redémarre en bas, vrombit. Quelqu’un monte ? On se fige. Il chuchote : ‘T’as pas idée du bordel dans ma tête.’ Je tire son bras. Franchis le seuil. Porte claque doucement. Verrou tourne.
L’Approche au Palier
À peine à l’intérieur, explosion. Ses lèvres écrasent les miennes. Goût de bière et de désir refoulé. Mains partout. Il arrache le peignoir. ‘Putain, t’es bonne.’ Voix basse, hachée. Corps collés contre le mur froid de l’entrée. Vue par la fenêtre : lumières des immeubles voisins, silhouettes floues. On s’en fout. Sa queue durcit contre mon ventre. Je palpe à travers le jean. Grosse, veineuse. ‘Baise-moi là. Vite.’ Murmure rauque. Il me soulève. Jambes autour de sa taille. Culotte arrachée d’un coup sec. Doigts qui fouillent ma chatte trempée. ‘T’es une fontaine, salope.’ Je mords son épaule pour pas crier. Bruits dehors : voisin bruyant claque sa porte. On rit nerveux. Il me plaque sur le canapé râpé. Genoux écartés. Langue sur mon clito. Aspire fort. Je griffe le tissu. ‘Plus fort… oh merde.’ Gémis bas. Sa barbe gratte mes cuisses. Odeur de sexe monte, lourde. Voisins entendent tout. Frisson.
L’Explosion de Plaisir
Il se redresse. Pantalon aux chevilles. Queue raide, gland luisant. ‘À quatre pattes.’ Ordre sec. J’obéis. Fesses cambrées vers la porte. Il crache sur sa main. Enduit. Pénètre d’un coup. Profond. ‘T’es serrée, putain.’ Hanches claquent. Doucement au début. Étouffé. Lit pas fait pour ça. Oreiller dans la bouche. Ses mains sur mes hanches. Tire mes cheveux. ‘T’aimes le risque, hein ? À deux mètres de chez moi.’ Je hoche la tête, bave sur le coussin. Vague après vague. Chatte qui palpite. Il accélère. Peau qui claque. ‘Je vais jouir dedans.’ ‘Oui, remplis-moi.’ Voix cassée. Orgasme me secoue. Jambes tremblent. Il grogne. Jute chaud gicle. Corps collapsé.
Halètants. Sueur froide. Il se retire. Sperme coule sur mes cuisses. Baiser rapide. ‘Incroyable.’ Murmure. Il rhabille vite. Écoute le couloir. Silence. Porte s’ouvre. ‘À bientôt, voisine.’ Clin d’œil. Disparaît. Je ferme. Pieds nus sur carrelage glacé. Peau qui brûle encore. Culotte en boule. Odeur de lui partout. Regard dans le miroir : cheveux en bataille, lèvres gonflées. Voisine modèle. Je traverse mon appart. Fenêtre ouverte : klaxons du quartier. Retour à la réalité. Mais le feu couve. Prochain palier ?