Le palier du troisième étage est mon terrain de jeu. Porte 12, la mienne. Porte 11, celle de François. Vie tranquille en surface, moi la veuve discrète, lui le quadragénaire divorcé. Personne ne soupçonne nos nuits. Ce soir, l’ascenseur s’arrête avec un ding sourd. Bruits de pas lourds dans le couloir carrelé, écho des clefs qui tintent. J’entrouvre ma porte, prétexte d’un colis. Il est là, sac poubelle en main, tee-shirt moulant son ventre de bière et sport. Nos yeux se verrouillent. Tension électrique. ‘Besoin d’un coup de main, Brigitte ?’ Sa voix rauque, basse. Je hoche la tête, lèvres pincées. Il pose le sac, avance d’un pas. Odeur de son savon, mélange chimique et mâle. Le voisin du dessous tape du pied, bruit sec comme un avertissement. On se frôle, épaules qui se touchent. ‘Entre vite’, je murmure. Il franchit le seuil, porte claque doucement derrière lui. Cœur qui cogne, paumes moites.
À peine à l’intérieur, ses mains sur mes hanches. Cuisine exiguë, vue sur le parking par la fenêtre ouverte. Klaxon lointain, rires d’enfants en bas. Il me plaque contre l’évier, bouche sur mon cou. ‘Putain, Brigitte, t’es trempée déjà ?’ Je gémis, voix étouffée contre son épaule. Jupe relevée d’un coup sec, string arraché. Ses doigts fouillent ma chatte, glissante, bruyante. ‘Chut, les murs sont fins’, je halète. Il ricane, baisse son froc. Bite dure, veinée, qui jaillit. Je la saisis, pompe vite, salive qui coule. Il grogne : ‘Suce-moi comme une chienne de quartier.’ À genoux sur le lino froid, je l’avale, gorge profonde. Bruits de succion, étouffés par ma main sur sa queue. Ascenseur qui redémarre en bas, grincements métalliques. On s’en fout. Il me relève, me retourne face à la fenêtre. Jambes écartées, il enfonce d’un trait. ‘Aaaah, François, plus fort mais tais-toi !’ Coups de reins violents, claquements de peau contre peau. Ma chatte palpite, jus qui gicle sur mes cuisses. Il pince mes tétons à travers le soutif, dentelle qui craque. ‘T’aimes te faire démonter à deux mètres de chez toi, salope ?’ Oui, l’adrénaline explose. Vue sur le lampadaire, ombres qui dansent. Voisins passent en bas, voix étouffées. Je jouis la première, spasmes violents, mordant mon poing pour ne pas hurler. Il suit, sperme chaud qui inonde, ruisselle. On halète, corps collés, sueur poisseuse.
L’Approche sur le Palier
Il se retire, bite luisante. ‘À demain, voisine.’ Vite, pantalon remonté. Je lisse ma jupe, essuie le foutre qui coule. Porte s’ouvre sur le palier désert. Bruits de télé chez le 10, toux du vieux du 13. Je traverse les deux mètres, clé tremble dans la serrure. Chez moi, lumière tamisée. Miroir : joues roses, lèvres gonflées, odeur de sexe sur la peau. Je m’affale sur le canap’, chatte qui palpite encore. Demain, on se croisera à la machine à laver, sourires polis. Personne ne saura. Mon secret de quartier, mon frisson quotidien.