Le palier sent le vieux parquet ciré. Été lourd, veilles de week-end. J’entends l’ascenseur grincer au loin, portes qui claquent au troisième. Pierre sort de chez lui, poubelle en main. Chemise sport retroussée sur avant-bras musclés. Son rire fuse, grave, contagieux. ‘Sara, tagine ce soir ? Nathalie t’attend.’ Elle apparaît derrière, brune gracieuse comme moi. Sourire complice. Deux ans côte à côte, immeuble haussmannien, murs fins. On sait tout des bruits des autres. Tension monte déjà. Son parfum à lui envahit l’espace étroit. Nathalie pose main sur mon bras. ‘Viens, on danse après.’ Je franchis le seuil. Porte claque doucement. Bruit de vaisselle dans cuisine. Bougies crépitent. Tagine embaume, épices chaudes. On rit fort, mais voix basses. Peur du couple du dessous.
Ses bras bronzés dansent devant flammes. Pierre élucubre sur sa sono. Nos regards à Nathalie et moi se croisent, complices. Sorbets maison. Il attrape sa main. ‘Tatouage !’ Elle rit. ‘Un sur avant-bras, un sur bas-ventre, pour mes amants.’ Nathalie s’exclame : ‘Montre !’ Baisers volés sur peau. Lèvres tièdes de Pierre sur mon bras à moi. Onde remonte, directe au ventre. Je serre cuisses. Chaleur humide déjà. Nathalie embrasse pareil, moqueuse. ‘Pas de jaloux.’ Visages rougissent dans pénombre. Pierre taquine. Cafés en cuisine. Ascenseur s’arrête un étage plus bas, pas nous. Nathalie glisse main sur ma taille. ‘Aide-moi.’ Pierre rit du couloir. Danses lentes au salon. Corps enlacés devant moi. Sa voix cristalline : ‘Arrête !’ Gênée, excitée. On partage clope sur balcon étroit. Vue sur cour immeuble, fenêtres allumées. Voisins d’en face bougent ombres. Pierre se déshabille, nu, bite dressée sous lune. Plonge pas dans piscine, mais sautille excité. Nathalie m’assoit au sol béton froid. ‘Viens sentir ton tatouage.’
L’Approche : Tension sur le Palier
Elle derrière moi. Seins contre dos. Souffle nuque. Mains sur épaules, puis nichons. Pinces tétons durs. ‘Chut.’ Pierre se branle devant, bite veinée luisante. Sa main à elle descend, trouve culotte trempée. Doigts glissent chatte. Je gémis bas, étouffé. ‘T’es mouillée, salope.’ Voix basse, chaude oreille. Pierre approche. Langue sur cuisses. Nathalie pénètre, deux doigts. Je jouis vite, spasmes retenus. Mors lèvres. Pas un bruit pour le couloir. Ils à genoux. Lèvres partout. Bite Pierre frôle lèvres. ‘Suce-la.’ Je prends en bouche, gorge profonde. Salive coule. Nathalie lèche chatte, langue fourre. Gémissements mâchés. Pierre grogne : ‘Ta chatte est parfaite.’ Me pénètre balcon. Coups lents, profonds. Fesses claquent soft contre rambarde. Vue fenêtres voisines, rideaux tirés ? Risque fou. Nathalie embrasse bouche, suce langue. ‘Baise-la fort.’ Il accélère, main bouche pour taire cris. Je jouis serrée, jus coule jambes. Il explose dedans, sperme chaud. Nathalie frotte clito sur ma cuisse. Orgasme trio, souffles hachés. Corps collants sueur.
Apaisement. Couvertures volées. On reste blottis balcon. Grillons lointains, klaxons rue. Bruits TV étage. Ils m’embrassent. ‘Reviens vite.’ Pierre raccompagne palier. Nathalie clin d’œil. Porte chez eux claque. Couloir vide, ampoule clignote. Clé tremble dans serrure. Chez moi, lumière tamisée. Peau brûle encore. Chatte pulse, sperme goutte. Miroir : sourire gourmand, cheveux en bataille. Voisine anonyme revenue. Demain, ‘bonjour’ banal au palier. Secret palpite ventre. Frisson dure.