Le palier sent le vieux parquet ciré et les effluves de cuisine des voisins. Il est 22h passées, l’ascenseur grince en s’arrêtant à notre étage. J’entends la porte s’ouvrir, des pas lourds. C’est lui, Marc, l’électricien qui a trafiqué les câbles chez tout le monde ces dernières semaines. Chez Sonia, la bourgeoise d’en face, surtout. Je sais ce qu’il y fait les mardis à 14h. J’ai entendu les gémissements étouffés à travers le mur fin. Mon cœur cogne. Je suis en robe légère, sans rien dessous, comme il aime. La porte de mon appart claque doucement derrière moi. Nos regards se croisent. Son sourire carnassier. ‘T’es là, salope ?’ murmure-t-il, voix rauque. La tension monte, électrique. Un bruit de chasse d’eau chez les vieux du dessous. On se frôle. Sa main effleure ma cuisse. ‘Viens, on va pas chez moi. Trop risqué.’ Il pousse la porte de l’escalier de service, sombre, à deux mètres de chez Sonia. Le seuil franchi, on bascule dans l’ombre.
Ses lèvres s’écrasent sur les miennes, brutales. Je gémis, bas, pour pas réveiller le quartier. ‘T’as entendu ta copine de palier cet aprèm ?’ ricane-t-il en relevant ma robe. ‘Elle s’est fait défoncer par Jean-Paul et moi.’ Mon sexe palpite à l’idée. Il me plaque contre le mur froid de l’escalier. Ses doigts s’enfoncent direct, trempée que je suis. ‘Putain, t’es prête.’ Dialogues sales, chuchotés. ‘Suce-moi, vite.’ Je m’agenouille sur le béton râpeux, genoux en feu. Sa queue épaisse sort, veinée, odeur musquée. Je l’avale, gorge profonde, bave qui coule. Bruits de succion étouffés. L’ascenseur redémarre en bas, on se fige. Il reprend, main dans mes cheveux, ‘Branle-toi en même temps, montre-moi ton cul.’ Je m’exécute, doigts dans la chatte, l’autre main sur ses couilles lourdes. Il me relève, me retourne. ‘À quatre pattes.’ Fesses offertes, il crache sur mon trou. ‘T’aimes ça, hein, voisine en chaleur ?’ Il pousse, anal d’un coup, douleur-plaisir qui explose. Je mords mon poing pour pas hurler. Va-et-vient sauvages, claques sur mes fesses. ‘T’es plus serrée que Sonia.’ Sensations intenses : brûlure anale, sueur qui colle, son bassin qui tape mes reins. Il alterne, me pénètre la chatte, doigts dans le cul. ‘Gicle pour moi.’ Orgasme qui monte, vague viscérale, je tremble, mouille par terre. Il grogne, se retire, sperme chaud sur mes reins. On halète, corps collés.
L’Approche
Je remonte ma robe, jambes flageolantes. Il zippe son froc. ‘À jeudi, anonyme.’ Il file par l’escalier. Moi, je traverse le couloir, pieds nus sur le carrelage froid. Lumière du palier s’allume, détecteur de mouvement. Porte de Sonia close, mais j’entends un rire étouffé dedans. La mienne s’ouvre sans bruit. Dedans, le silence de mon appart tranquille. Miroir du couloir : cheveux en bataille, rougeurs sur la peau, sperme qui sèche sur le dos. Je frotte vite, passe de l’eau froide. Reprends mon rôle : voisine sage, rideaux tirés. Mais ma chatte pulse encore, brûlure dans les chairs. Demain, sourire banal à l’ascenseur. Personne ne sait. Le frisson du quartier m’habite.