L’ascenseur grince. Étage 4. Mon cœur cogne déjà. C’est lui, Jacques, le voyageur hébergé par Ceçilya, juste à côté. J’entends ses pas lourds dans le couloir étroit. Odeur de peinture fraîche et de cuisine turque du voisin d’en bas. Je guette par l’œilleton. Il passe, sac à l’épaule, sueur d’été sur sa chemise. Nos regards se croisent quand je ‘pars aux courses’. Voile léger sur mes cheveux, jupe sage. Mais mes yeux disent tout. Il s’arrête. Sourire complice. ‘Sehrazat ?’ murmure-t-il. Non, Anonyme pour tous. Tension électrique. Bruits de l’immeuble : porte qui claque au 3e, enfant qui pleure. Il fait un pas vers moi. ‘Ce soir ?’ Je hoche la tête. Franchir son seuil. Main sur la poignée. Palier désert. J’entre. Porte claque doucement.
À peine dedans, ses mains sur mes hanches. ‘T’es trempée déjà, salope ?’ Voix basse, rauque. Couloir désert mais ascenseur qui bourdonne en bas. Je rougis sous le voile. ‘Oui, maître. Depuis le bateau.’ Il sait tout, Ceçilya a raconté. Corsage déboutonné vite. Seins libres, tétons durs. Jupe relevée. Culotte mouillée collée à ma chatte. Il palpe. ‘Putain, t’es une fontaine.’ Doigts glissent dedans. Je gémis, étouffé. Voisins entendront. Fenêtre ouverte sur les quais lointains, klaxons du port. Il me plaque contre le mur d’entrée. ‘À genoux, suce-moi.’ Pantalon ouvert. Queue raide, veinée. Je l’avale, gorge profonde. Bruits de succion. Il grogne : ‘T’es ma voisine pute, Sehrazat.’ Salive coule sur mon menton. Ascenseur s’arrête au 5e. On freeze. Pas descendent. Tension décuple. Il me relève, main dans les cheveux. Vers le salon. Vue sur cour intérieure, lumières des apparts d’en face.
L’Approche sur le Palier
Sur le canapé cuir, il m’ordonne : ‘Écarte, montre ton cul.’ Je m’agenouille, fesses hautes. Culotte arrachée. Doigts sur mon trou. ‘Jamais enculée ? Ce soir, je te défonce.’ Lubrifiant froid. Queue contre mon anus. Lent. Douleur brûlante. Je mords le coussin. ‘Chut, salope, pas de bruit.’ Il pousse. Rempli. Va-et-vient sauvages. Paumes claquent sur mes fesses. ‘Ton cul est à moi.’ Je halète, chatte qui dégouline sur les cuisses. Orgasme monte. ‘Pas sans ordre !’ supplie-je. Voisin tousse au-dessus. On rit nerveux. Il accélère. Sperme chaud gicle dedans. Je jouis enfin, corps secoué. Cris étouffés en coussin. Sueur partout. Il se retire, sperme coule.
Vite, rhabillée. Cul brûlant, culotte absente. ‘Va, redeviens anonyme.’ Couloir froid sur peau fiévreuse. Pas feutrés. Porte d’en face s’ouvre, madame K. sourit innocente. ‘Bonsoir.’ Je rentre chez moi. Clé tremble. Miroir : voile en place, lèvres gonflées, yeux brillants. Chatte palpite encore. Odeur de sexe sur moi. Je m’effondre sur lit. Frisson du risque. Demain, même palier. Personne ne sait.