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Confessions Assises : Anonyme, ma baise risquée avec Jean le voisin puant

Le palier du troisième étage est sombre. Lampe qui grésille. Minuit trente. J’entends la clé de Jean dans sa serrure, à deux mètres de ma porte. Mon cœur cogne. Je suis Berthe, mais ici Anonyme. Personne ne sait pour mon haleine de chiotte, ce refoulement qui vide les pièces. Lui, Jean, pue des pieds comme un vestiaire de foot. On s’en branle. Rencontrés sur le site, match olfactif parfait. Premier baiser sur le banc de la place, là-bas à Saint-Fondu-en-Bouse. Depuis, c’est notre drogue : la proximité.

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J’entrouvre ma porte. Nuisette noire, transparente. Ses yeux brillent dans la pénombre. ‘Viens vite’, chuchote-t-il. Sa main attrape mon poignet. Tiraillement. On avance vers son entrée. Bruits suspects : télé du vieux du 4e qui hurle un match. Ascenseur qui s’arrête au deuxième. Ding. Panique. On se plaque contre le mur, souffle court. Portes qui claquent en bas. L’inconnu monte les marches. On rit nerveux, muets. Il passe sans nous voir. Adrénaline pure. Jean pousse sa porte. On bascule dedans.

L’Approche

À l’intérieur, odeur de ses chaussettes sales. Excitation décuple. Il ferme à double tour. ‘T’as pensé à ma queue ?’ grogne-t-il bas. Je hoche la tête, langue sur lèvres. Mes seins durcissent déjà. Il me plaque au mur du couloir étroit. Bouche vorace. Sa langue fouille, ignore mon haleine. Mains partout. Nuisette relevée, cul nu. Doigts qui pincent mes fesses. ‘T’es trempée, salope de palier.’ Je gémis tout bas. Peur des voisins. Mur mitoyen vibre avec la télé.

On titube jusqu’à son lit, près de la fenêtre ouverte. Vue sur la cour de l’immeuble, lumières tamisées des apparts. Le banc de la place luit au loin, sous la lune. Souvenir de notre première fois. Il me jette sur le matelas. Chaussures jetées. Odeur de pieds monte. ‘Suce-les’, ordonne-t-il. Je m’agenouille. Langue sur ses orteils moites. Salé, fort. Il bande dur. ‘Putain, t’aimes ça.’ Je relève la tête. ‘Baise-moi maintenant.’ Il me retourne. Cul cambré. Vitre à portée. Risque que quelqu’un voie.

L’Explosion

Sa queue épaisse pousse d’un coup. Étirement brûlant. ‘Chut !’ je siffle. Il rit, enfonce plus. Coups de reins violents. Lit qui grince rythmé. Main sur ma bouche. Mes gémissements étouffés. ‘Ta chatte serre comme une pute.’ Je pousse en arrière, ondoie. Sueur coule. Fenêtre tremble. Bruit de chasse d’eau chez la veuve d’en face. On s’arrête net. Reprise plus sauvage. Ses couilles claquent ma peau. ‘Je vais jouir.’ ‘Dedans, remplis-moi.’ Orgasme monte. Corps secoué. Il explose, chaud, profond. Je craque, cris dans sa paume.

On s’effondre, essoufflés. Sa bite ramollit en moi. Baisers mous, odeurs mêlées. ‘Rentre, mon amour puant.’ Je ris. Me rhabille vite. Nuisette collante de sueur et sperme. Il m’embrasse une dernière fois. Porte s’ouvre sur le couloir froid. Peau qui picote encore. J’écoute : silence. Pas de voisins. Trente secondes pour traverser. Ma porte claque doux. Dedans, je m’adosse au battant. Cuisses tremblantes, chatte qui palpite. Miroir : cheveux en vrac, lèvres gonflées. Demain, on se croisera au courrier. Salut banal. ‘Bonne journée.’ Sourire innocent. Mais sous la jupe, le feu couve. Le palier nous appelle déjà.

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