Le palier est désert ce mardi soir. J’ai 26 ans, je vis en couple au troisième étage, porte 3B. Lui, c’est le voisin d’en face, 3A. Rencontrés sur ce vieux site BDSM disparu, ICQ d’abord, puis mails sur mes tenues, mes nuits avec mon mec. À 100 mètres l’un de l’autre, le frisson est immédiat. Il m’appelle Myrmée en privé, mais je suis Anonyme pour tous. Vêtue comme ordonné : jupe, bas, string, soutif sans bretelles. Sauf que boulot fini tard, je porte un pantalon indigne et un soutif banal. Coupable déjà.
L’ascenseur grince, s’arrête au troisième. Bruits de pas dans le couloir, la vieille Mme Dupont qui rentre du marché. Je guette sa porte. SMS : ‘Viens.’ Cœur qui cogne. Je frappe doucement. Il ouvre, costard impeccable. ‘Entre, petite chatte.’ Sa voix basse, autoritaire. Tension électrique. À quelques mètres de chez moi, de mon mec en déplacement. On traverse son salon direct, rideaux tirés. Vue sur la cour intérieure, lumières des fenêtres voisines. Colliers sur la table. ‘Passe-le.’ Perles blanches et bleues sur mon cou. Miroir du couloir reflète ma transformation. Chemisier tombe. Silence hurlant.
L’Approche
‘Veux-tu être ma soumise ?’ ‘Oui, Monsieur.’ Bras en croix devant le miroir. Cravache effleure ma peau. Visage, bouche – je lèche le cuir. Seins sous dentelle, ventre, fesses emprisonnées dans le pantalon. Sa main sur mon sexe, à travers le tissu. Bassin qui pousse. ‘Que veux-tu ?’ ‘Vous, Monsieur.’ Aveuglée, escarpins ôtés. Pantalon descend sans mains, déhanchements honteux. Doigts en moi, puis à ma bouche. Goût de ma cyprine, première fois. Tétons pincés avec plume. Mouvements interdits : mains attachées dans le dos.
Soutif bas, culotte trempée descendue. Doigts fouillent mon anus étroit. ‘Prépare-toi.’ Poire à lavement en main, salle de bains porte ouverte. Eau trop chaude, corrigée. À genoux sur carrelage mouillé, laisse au collier, tirée jusqu’au lit. Corde beige enserre seins, ventre, nœuds sur clito et rondelle. String de chanvre me rend folle. Supplications étouffées : voisins au-dessus marchent lourdement.
L’Explosion
Punition pour soutif : cravache sur seins. Dix coups chacun. Feintes d’abord, puis vrais chocs. ‘Merci, Monsieur.’ Pas de safe word, je refuse. Pour pantalon : martinet sur fesses nues. Cris mordus dans l’oreiller. Bouche sur son sexe, sans mains, aveugle. Ceinture défait par dents, slip contourné. Gorge profonde, première fois. Jouissance avalée, léchée.
Faute de langue : ceinturon sur lèvres vaginales. Jambes repliées, attachées. ‘Ô un, merci Monsieur.’ Orgasme immédiat après. Récompense : sodomie demandée. À quatre pattes, lubrifiée de ma mouille. Gland contre rondelle, lent, inexorable. Va-et-vient guidé, jouissance ensemble. Douche rapide, corps marqués.
Six heures. Couloir sombre. Pas de Mme Dupont. Clé dans ma serrure, 3B. Peau qui brûle, cordes fantômes sur seins, sperme en moi. Mec rentre demain, cicatrices à cacher. Soumise anonyme, voisine parfaite. Virus installé, prochaine au palier.