L’immeuble dort encore. Quartier calme, 7h du mat’. J’entends l’ascenseur s’arrêter au troisième. Grincement familier. Pas lourds dans le couloir étroit. Porte du 3B qui claque – c’est lui, mon voisin d’à côté. On s’est croisés hier soir au palier, vidant les poubelles. Son regard glisse sur mes seins sous le pyjama fin. Sourire complice. ‘À demain ?’ murmure-t-il. Je hoche la tête, chatte déjà humide.
Ce matin, je me lève à poil. Tête dans le cul, comme d’hab. Couloir silencieux chez moi. Voisin du dessous qui tousse. Télé allumée au 4ème. J’ouvre la porte de la salle de bains. Et là, choc. Il est assis sur le rebord de la baignoire. Pantalon aux chevilles. Sa main droite pompage sa queue raide. Grosse, veineuse, gland luisant. Il me fixe, pas surpris. ‘T’es en retard, salope’, souffle-t-il.
L’Approche
Cœur qui cogne. Adrénaline pure. La porte palière est entrouverte – il est entré sans frapper, comme convenu. Bruit de pas lointains dans l’escalier. Je franchis le seuil. Plus de retour. Tension électrique. Son sexe palpite sous mes yeux. Odeur musquée envahit la pièce.
Je m’agenouille direct sur le carrelage froid. Genoux qui râpent. Ma bouche engloutit sa queue d’un coup. Chaude, salée. Il grogne bas : ‘Putain, t’es bonne à ça.’ Je pompe lentement d’abord. Langue qui tournoie autour du gland. Bruits humides étouffés – slurp, glouglou. On surveille la porte. Voisin du couloir pourrait passer. Fenêtre donne sur la cour intérieure. Rideaux fins, silhouettes floues en bas.
Il agrippe mes cheveux. Pousse plus profond. Gorge qui s’ouvre. J’étouffe un haut-le-cœur. ‘Avale tout, voisine.’ Dialogues sales à voix basse. ‘T’aimes la bite du 3B ?’ ‘Baise ma bouche.’ Rythme qui accélère. Sa queue gonfle. Couilles lourdes contre mon menton. Sueur coule sur son ventre. Ma chatte dégouline sur mes cuisses. Je me branle d’une main, doigts glissants.
L’Explosion
Il me relève brutal. Me plaque au lavabo. Miroir embué reflète nos corps. Vue par la fenêtre : linge qui sèche, risque d’être vus. Il frotte sa queue contre mes fesses. Pas de capote, jamais. Me pénètre d’un coup sec. ‘Chut !’ on se dit. Coups de reins sauvages, mais contenus. Ploc ploc étouffés. Murs fins, voisins alertes. Sensations folles : chaleur invasive, chair qui claque doucement, jus qui gicle.
‘Orgasme, salope.’ Il accélère. Je mords mon poing pour ne pas hurler. Vague de plaisir me submerge. Jambes tremblent. Il se retire, gicle sur mes seins. Jets chauds, épais. J’avale ce qui tombe sur mes lèvres. Goût âcre. On halète. Silence retombe. Bruit d’une porte au palier.
Il remonte son froc vite fait. ‘À ce soir.’ Sort en catimini. J’entends ses pas traverser le couloir. Porte 3B qui claque doucement. Je me rince sous la douche froide. Peau qui brûle encore. Chatte endolorie. Je ferme ma porte. Regarde par le judas : couloir vide. Je suis de nouveau Anonyme. La voisine tranquille. Personne ne soupçonne. Cuisses collantes, sourire en coin. J’attrape mon sac, direction la fac. Histoire à raconter.