L’ascenseur s’arrête au troisième. Ding discret. Je sors, cœur battant. Gilles m’attend sur le palier, porte entrebâillée. Notre immeuble ancien, murs fins, échos permanents. Voisins qui claquent des portes, rires d’enfants. Lui, quarantaine athlétique, barbe naissante, regard noisette qui me transperce. Depuis ce baiser fugace sur le palier, la semaine dernière. Une bise qui dérape, lèvres qui s’effleurent. Électrique. Depuis, messages fiévreux. ‘Viens ce soir, Diane. Mais chut.’
Je franchis le seuil. Il referme doucement. Clic de la serrure. Sac posé. Manteau ôté. Pantalon noir moulant, tunique fluide. Chambre claire, lit défait. Vue sur la cour intérieure, lumières des fenêtres d’en face.
L’Approche : tension sur le palier
“La piaule est cosy, non ?” Murmure.
“Pas venue pour la déco, ma belle.” Voix rauque, basse. Peur des voisins.
On hésite. “Et si on se fait griller ? Mari à côté, collègues dans l’immeuble.” Il doute. Moi, obsédée. Cicatrices au ventre, il les trouve érotiques. Fantasmes nocturnes, trempée à côté de mon mec endormi.
Je tire les rideaux à moitié. Bruit de pas dans le couloir. Quelqu’un passe. On se tait. Tension monte. Cheveux lâchés, bottines enlevées. Je m’approche. Doigts sur ses joues râpeuses. Picotements. Baiser. Chaud, profond. Langues qui dansent. Sa queue durcit contre moi. Érection massive. Frisson.
Pull ôté. Jean glisse. Boxer tendu. Je le pousse sur le lit. “Regarde-moi.” Pantalon descend. Jambes satinées. Tunique déboutonnée. Soutif dentelle. Il dégrafe. Seins lourds, bonnet D, mamelons durs. Il les malaxe. Langue sur aréoles. Gémissement étouffé. Main sur fesses. Culotte bascule. Doigts sur cicatrices nacrées. Langue qui lèche. Bas-ventre humide.
L’Explosion : plaisir sauvage à voix basse
Bruit d’ascenseur. On fige. Reprend. Doigts en moi. Chatte lisse, triangle poilu. Index qui fouille. Pouce sur clito. Je tremble. “Chut, Diane.” Orgasme monte. Spasmes. Cri ravalé. Jambes flageolantes. Je m’effondre.
“Maintenant, à moi.” Il bande dur. Boxer arraché. Queue épaisse, veineuse. Je la saisis. Gourmande. Lécher gland. Sucrer. Il grogne bas. “Suce-moi, salope de voisine.” Voix basse, sale. Je l’avale. Gorge profonde. Il m’agrippe cheveux. Hanches qui poussent.
Il me bascule. Sur le lit. Jambes écartées. Queue contre chatte trempée. “Prête ?” “Baise-moi, Gilles. Fort.” Il entre. Lent. Épais. Remplit tout. Va-et-vient lents. Puis sauvages. Peau claque étouffée. Oreiller en bouche pour gémir. “T’es ma chienne du palier.” Murmure crade. Je griffe dos. Seins ballottent. Clito frotté. Orgasme double. Il jouit dedans. Chaud. Puissant. Sperme gicle.
Halètements. Sueur. Vite, rhabiller. Bruit de clé couloir. Voisin rentre.
“La Disparition : retour à la normale”
Il m’embrasse vite. “File.” Je sors. Palier froid. Traverser deux mètres. Main sur porte. Tourner clé. Chez moi. Miroir : joues rouges, lèvres gonflées. Peau brûle encore. Chatte pulse. Mari dort. Sourire. Voisine sage. Secret du quartier. À suivre ? Réel ou fantasme ? Le désir palpite déjà.