Le palier est sombre, éclairé par une ampoule qui clignote. Minuit passé. J’entends la porte d’en face s’ouvrir, ce grincement familier qui me fait frissonner. Lui, torse nu, en short de sport, sort fumer sur le balcon commun. Nos yeux se croisent. Son regard descend sur ma nuisette légère, celle qui moule mes seins lourds. Le bruit des voisins du dessus, leurs pas lourds, un bébé qui pleure au loin. Tension électrique. Je m’avance, pieds nus sur le carrelage froid. ‘T’es pas couchée ?’ murmure-t-il, voix rauque. Je hausse les épaules, lèvres pincées. L’ascenseur s’arrête au rez-de-chaussée, portes qui s’ouvrent vides. Personne. Mon cœur cogne. Je pose la main sur son torse, sent sa chaleur. ‘Viens,’ souffle-t-il. Seuil franchi. Sa porte claque doucement derrière nous.
À peine entrés, c’est l’explosion. Il me plaque contre le mur du couloir étroit, sa bouche sur la mienne, langue invasive. ‘Putain, t’es trempée déjà,’ grogne-t-il en glissant la main sous ma nuisette. Doigts qui écartent mes lèvres, plongent direct dans ma chatte gonflée. Je gémis bas, étouffe le son contre son épaule. Odeur de sueur, de son appart mal aéré. Il me soulève, cuisses autour de sa taille. Short qui tombe, sa bite dure comme fer jaillit, veinée, tête luisante. ‘Baise-moi fort,’ je chuchote, ongles dans son dos. Il m’empale d’un coup sec, jusqu’au fond. Couloir sombre, fenêtre entrouverte sur la rue. Klaxons lointains, un chien qui aboie. Ses coups de reins claquent mouillés, ma mouille coule sur ses couilles. ‘Chut, les murs sont fins,’ halète-t-il. Mais on s’en fout, le plaisir monte. Il me porte jusqu’au salon, me jette sur le canapé usé. Vue par la fenêtre : lumières des apparts d’en face, silhouettes qui bougent. Il écarte mes jambes, langue sur mon clito, aspire fort. Je mords mon poing pour ne pas hurler, vagues de chaud qui me traversent. ‘Ta chatte est un vice,’ dit-il, bite en bouche, gorge profonde. Puis il remonte, me retourne en levrette. Fesses offertes, il crache sur mon trou, pousse dedans. ‘T’aimes ça, salope du palier ?’ ‘Oui, défonce-moi,’ je réponds, voix basse, cul qui cambre. Ses claques résonnent étouffées, peau qui rougit. Orgasme qui monte, corps qui tremble. Il accélère, grogne, gicle au fond, sperme chaud qui déborde. Je jouis avec, spasmes violents, jus qui gicle sur le tapis.
L’Approche
Il se retire, souffle lourd. Je me relève, jambes flageolantes, chatte qui palpite encore, mélange qui coule le long des cuisses. ‘File avant qu’on nous grille,’ murmure-t-il. Je récupère ma nuisette froissée, porte qui s’ouvre sur le couloir vide. Bruits normaux : télé du voisin de droite, ronflements au-dessus. Je traverse pieds nus, clé dans ma serrure, clic discret. Dedans, lumière tamisée, je m’appuie au mur. Peau brûlante, odeur de sexe sur moi. Miroir : cheveux en bataille, lèvres gonflées, trace rouge sur le cou. Je souris. Demain, bonjour poli au courrier. Personne ne sait. La voisine tranquille reprend sa vie. Mais sous la peau, le feu couve. Prochaine fois, même frisson.